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Spécialités de première générale : ce qu’il faut savoir avant de les choisir

Spécialités de première générale : ce qu’il faut savoir avant de les choisir

Choisir ses spécialités de première générale ne doit pas se faire à la légère, mais on n’engage pas non plus sa vie toute entière !

Le choix des spécialités en première générale est une étape cruciale dans le parcours scolaire de votre enfant. C’est une décision qui peut influencer non seulement sa réussite au lycée, mais aussi son orientation post-bac. En tant que parent, il est naturel de vouloir accompagner et conseiller votre enfant dans ce processus. Cependant, avec les nombreuses options disponibles et les enjeux importants, il peut être difficile de savoir par où commencer au moment de choisir ses spécialités de première générale.

A quoi servent les spécialités de première générale ?

Elles permettent aux lycéens de :

  • choisir des enseignement qui correspondent à leurs goûts et les motivent.
  • préparer leur orientation postbac en suivant des enseignements qui les y préparent.

 

Pourquoi trois spécialités en 1ère et deux en terminale ?

  • Pour élargir sa culture.
  • Pour tester des spécialités de première générale et conforter son choix en terminale.

Combien faut-il choisir de spécialités ?

  • Il y a trois spécialités en 1ère et deux en terminale pour une durée totale de 12 heures sur chaque niveau (3×4 en 1ère et 2×6 en terminale)

Comment combiner les spécialités ?

Il ne faut pas chercher à reconstituer les anciennes séries de lycée en choisissant ses spécialités. Au contraire il faut suivre ses goûts et ses capacités.

Il est risqué de se forcer à suivre une spécialité en supposant qu’elle ouvrira plus de portes si on n’est pas sûr d’y réussir. C’est typiquement le cas des mathématiques que choisissent beaucoup de lycéens qui finissent par se retrouver en difficulté avec des notes qui au final ne leur ouvriront aucune porte.

La loi prévoit que chaque élève puisse combiner les spécialités de son choix. Cependant certains lycées proposent des menus, c’est illégal.
Tous les lycées ne proposent pas non plus toutes les spécialités. Ainsi, les spécialités artistiques par exemple, sont rares, les spécialités de langues anciennes (et encore plus le grec que le latin) aussi. C’est également le cas de la spécialité EPS.

Est-il indispensable de choisir ses spécialités de première générale en fonction de Parcoursup?

Plutôt non
En dehors des classes préparatoires scientifiques et des études de santé, peu de formations postbac ont une grande exigence sur les spécialités suivies en lycée. Donc, ce qui est important c’est la qualité de la candidature : notes, appréciations, motivation.

Il faut donc avoir conscience de ses softskills et les développer. Davantage que le choix de telle ou telle spécialité, il est par conséquent essentiel, pour toutes les formations de :

  • Disposer de bonnes compétences d’expression écrite et orale (bien parler et écrire sans fautes).
  • Savoir communiquer à l’écrit comme à l’oral (savoir se faire comprendre et savoir convaincre).
  • Se montrer autonome et organisé dans son travail.
  • Être capable de travailler en équipe.
  • rester curieux et désireux d’apprendre.
    De toutes façons, si on a fait le choix de la voie générale, c’est que l’on est un élève désireux d’approfondir ses connaissances et de poursuivre des études plutôt longues.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les attendus qui sont les connaissances et les compétences tacitement requises par les formations d’enseignement supérieur. Ils sont explicités pour permettre aux lycéens de formuler des choix éclairés.

Eléments de cadrage national des attendus pour les mentions de Licence – PDF | 853.48 Ko

Eléments de cadrage national des attendus pour les C.P.G.E. – PDF | 399.27 Ko

Connaissances et compétences attendues pour la réussite dans les différentes spécialités des sections de techniciens supérieurs conduisant à un brevet de technicien supérieur

Vous pouvez également consulter les attendus de chacune des formations proposées par Parcoursup en vous connectant au site. Que vous soyez en terminale ou non. www.parcoursup.fr

Quelles sont les spécialités proposées ?

  • Éducation physique, pratiques et culture sportives.

    Programme

  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques :

    Étude de différents enjeux politiques, sociaux et économiques majeurs. Programme

  • Humanités, littérature et philosophie :

    Étude de la littérature et de la philosophie de toutes les époques par la lecture et la découverte de nombreux textes. De cette façon, l’élève affine sa pensée et de développer sa culture. Programme

  • Langues, littératures et cultures étrangères ou régionales :

    Cette spécialité a pour but de consolider la maîtrise d’une langue vivante étrangère (l’allemand, l’anglais, l’espagnol, italien ou langue régionale). Elle permet également d’acquérir une culture approfondie et diverse relative à la langue étudiée. Programme

  • Littérature, langues et cultures de l’Antiquité :
    Propose une étude approfondie de la langue, la littérature, l’histoire des civilisations grecque ou romaine. Cette option les met constamment en regard avec notre monde contemporain. Programme

  • Mathématiques :

    « Algèbre », « Analyse », « Géométrie », «Probabilités et statistique» et «Algorithmique et programmation» Programme

  • Numérique et science informatique :

    « histoire de l’informatique », « représentation et traitement de données », « interactions homme-machine », « algorithmes », « langage et programmation ». Programme

  • Physique-chimie :

    « Organisation et transformations de la matière », « Mouvement et interactions », « L’énergie : conversions et transferts » et « Ondes et signaux ». Programme

  • Science de l’ingénieur :

    « mécanique », « électricité », « informatique et numérique ». Programme

  • Sciences de la vie et de la Terre :

    « La Terre, la vie et l’organisation du vivant ». « Les enjeux planétaires contemporains » et « Le corps humain et la santé ». Programme

  • Sciences économiques et sociales :

    concepts, méthodes et problématiques essentiels de la science économique, de la sociologie et de la science politique. Programme

  • Arts

    Arts du cirque. Programme
    Arts plastiques. Programme
    Cinéma-audiovisuel. Programme
    Danse. Programme
    Histoire des arts. Programme
    Musique. Programme
    Théâtre. Programme

  • Biologie-écologie (uniquement dans l’enseignement agricole) :

    Cette spécialité a pour objectifs la construction d’une culture scientifique solide, la formation de l’esprit critique et la préparation aux études supérieures. Elle forme notamment dans les domaines de l’agronomie, de l’écologie, de la santé humaine et animale, du sport.

 

Découvrez les horaires du cycle terminal de la voie générale (classes de 1ère et terminale)

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Pour bénéficier d’un accompagnement dans le choix des spécialités, n’hésitez pas à nous contacter ou découvrir nos bilans d’orientation scolaire.

Comment surmonter un échec scolaire

Comment surmonter un échec scolaire

Comment surmonter un échec scolaire : comprendre pour rebondir

Aucun enfant ne se lève un jour en décidant : « aujourd’hui, je vais échouer ».

Mais ils sont nombreux à se réveiller avec la certitude silencieuse que, ce jour encore, ils ne réussiront pas.

L’échec scolaire n’est pas une posture volontaire. C’est une souffrance intime, insidieuse.

Au début, l’élève lutte : il essaie de comprendre, de se concentrer, de satisfaire. Puis vient l’usure. L’estime de soi s’effrite, la confiance vacille, la volonté de lutter s’éteint peu à peu.

Alors comment surmonter un échec scolaire quand tout semble s’être effondré ?

1. Comprendre le processus de l’échec scolaire

L’enfant en échec ne retrouve plus cette joie d’autrefois : les sourires de fierté de ses parents, les félicitations, les moments de réussite simples — les premiers pas, le premier dessin d’école maternelle, les premières bonnes notes.

Quand cette image de bon élève lui paraît inaccessible, il se protège en se réinventant :

  • Élève rebelle ou insolent, qui perturbe la classe

  • Clown de service, qui fait rire pour masquer son mal-être

  • Enfant sage, effacé, qu’on oublie au fond de la classe

À la maison, les tensions s’installent. L’enfant fuit les devoirs, les parents s’inquiètent, haussent le ton, exercent une pression qui se transforme en conflit. Chacun souffre de ce qu’il ne comprend plus.

2. Ne pas réduire l’échec scolaire à une question de volonté

Face à un élève en difficulté, la réponse institutionnelle se résume trop souvent à :

« Il faut qu’il se mette au travail ».

Mais si les choses étaient si simples, l’échec scolaire n’existerait pas. Le vrai problème est ailleurs : dans le décrochage intérieur, la perte de sens, la surcharge cognitive, l’absence d’outils adaptés.

Les enfants, eux, se réfugient dans ce qui leur donne encore un sentiment de compétence :

les copains, les jeux vidéos, les activités sportives ou artistiques… Là où ils brillent encore, loin des salles de classe.

3. Comment surmonter un échec scolaire ? Trois leviers essentiels

a) Reprendre confiance

Surmonter un échec scolaire commence par reconstruire l’estime de soi. Cela passe par :

  • Reconnaître les efforts plutôt que les résultats

  • Valoriser les compétences extrascolaires

  • Identifier les réussites passées, même minimes

b) Offrir un cadre d’accompagnement adapté

La prise en charge varie selon l’âge :

  • À l’école primaire, certains enseignants peuvent encore adapter leur pédagogie et s’appuyer sur les RASED (quand ils existent encore)

  • Au collège et au lycée, les moyens d’aide sont plus réduits, les classes souvent surchargées, et les enseignants rarement formés à la différenciation pédagogique ou aux troubles des apprentissages

C’est pourquoi un accompagnement extérieur, personnalisé et bienveillant, peut faire toute la différence. Il permet de redonner du sens aux apprentissages, de proposer des méthodes alternatives, de lever les freins cognitifs ou émotionnels.

c) Redonner du sens à l’avenir

Un adolescent qui ne sait pas pourquoi il apprend aura du mal à retrouver l’envie d’apprendre. C’est là que l’orientation scolaire joue un rôle fondamental.

En explorant ses forces, ses intérêts, ses valeurs, on peut l’aider à se projeter, à reconstruire une motivation intrinsèque, à comprendre que les apprentissages ne sont pas qu’un chemin vers la note, mais vers lui-même.

4. L’échec scolaire n’est pas une fatalité

Surmonter un échec scolaire, c’est d’abord poser un autre regard sur ce qui se joue.

Ce n’est pas une faiblesse, ni une paresse. C’est un signal, souvent mal entendu.

Avec le bon cadre, les bons outils et un accompagnement respectueux du fonctionnement de l’élève, il est possible de retrouver le chemin de la réussite — une réussite qui a du sens, qui reconnecte l’élève à lui-même et à son avenir.

Tu souhaites aller plus loin ?

Je propose plusieurs types d’accompagnements pensés pour les adolescents en difficulté scolaire :

📞 Contacte-moi pour un premier échange gratuit, et voyons ensemble comment remettre ton enfant en mouvement.

Le projet de formation motivé

Le projet de formation motivé

La lettre de motivation n’est pas lue en début de sélection. Il y a même beaucoup de formations pour lesquelles le projet motivé de formation ne sera pas lu.

Sa fonction est de permettre de classer des candidats dont les profils scolaires sont similaires.

Les dossiers excellents ne sont pas a priori ceux dont le projet de formation motivé sera lu attentivement. Eux, ils seront retenus sur dossier. Sauf s’ils postulent dans des formations d’excellence.

Pour les élèves à profil moyen et bon, les lettres de motivation seront lues pour déterminer si la candidature doit-être classée ou non.

Il est donc important pour les élèves moyens de soigner leur lettre s’ils se présentent à des formations sélectives.

Un certain nombre d’erreurs risquent d’être impardonnables et de conduire à l’élimination du dossier.

Voici les principales erreurs à ne pas commettre. Si vous lisez jusqu’au bout, vous verrez également quel utilisation faire de ChatGPT.

1- Utiliser un modèle trouvé sur internet ou la lettre d’une autre personne.

L’intérêt du projet de formation motivé est de faire comprendre à l’établissement en quoi ta candidature est meilleure que celle d’un autre lycéen à résultats scolaires équivalents. 

Les risques que tu cours si tu utilises un modèle sont assez évidents :

– Tu auras une lettre qui aura déjà été vue et revue plusieurs fois, et tu passeras pour un paresseux.
– Tu risques d’être hors sujet en utilisant un modèle non adapté à la formation. Là tu passeras pour un idiot en plus d’un paresseux.

2- Mettre des éléments d’identification dans ta lettre :

Nom et prénom, mais aussi établissement scolaire. La procédure est anonyme.

3- Ne pas savoir clairement pour quelle raison tu as choisi cette formation.

Si tu ne sais pas clairement pourquoi tu postules dans une formation, il n’y a aucune chance que tu puisses convaincre qui que ce soit que ta place est à cet endroit !
C’est aussi la quasi-certitude que tu ne seras pas satisfait ou satisfaite de ta formation. Tu risques de vouloir te réorienter très vite.

Le prestige d’un métier, d’une école ou d’un diplôme n’est pas une raison suffisante pour postuler dans une formation ! 

Ton choix doit-être motivé par des raisons personnelles profondes, des centres d’intérêt réels, mais aussi par des compétences solides dans les matières dispensées par cette formation.

4- Ne pas connaître la formation et ses débouchés.

Ce n’est pas du tout ton intérêt de postuler dans une formation que tu n’as pas soigneusement étudiée à l’avance. C’est le meilleur moyen d’être déçu.e ou de te retrouver en échec rapidement. J’espère qu’à ce stade, tu as soigneusement épluché la plaquette de ta future école jusqu’à la 5e année. Que tu comprends à quoi correspondent toutes les matières.



Ta lettre sera beaucoup plus convaincante si tu es capable d’expliquer quels sont ton objectif de formation et/ou ton objectif professionnel. 

Si ton objectif est de devenir ingénieur à l’Aérospatiale, assure-toi avant de postuler que l’école d’ingénieur que tu as choisie propose ce parcours (anecdote rencontrée cette année avec un client) !

5- Être impersonnel.

Le but d’une lettre de motivation de façon générale, c’est de faire apparaître une personne, un individu, une sensibilité à la place d’un dossier. Les gens qui lisent les lettres de motivation seront sensibles au fait de deviner une personnalité derrière un dossier fait de chiffres. Une anecdote bien choisie, un élément personnel vont te permettre de sortir du lot si tu les choisis bien.

Aide à la rédaction

1 heure, 100 €

Il ne faut pas ennuyer ton lecteur.

Les personnes qui vont lire ton projet de formation motivé vont en lire des dizaines, voire des centaines. Aie pitié d’eux et surtout de toi.

6- Évite d’écrire des banalités ou des choses inutiles.

Aucun intérêt de préciser, je présente ma candidature en 1re année de STAPS à l’Université de Bordeaux. Ils le savent déjà. C’est déjà cadré par Parcoursup, ne t’embête pas avec ça et garde de la place pour des choses essentielles.
Aucun intérêt non plus de dire, je postule en BTS de chimie parce que j’aime la chimie ou parce que je veux devenir technicien chimiste. C’est une évidence, tout le monde va dire ça ! Ce qui est important c’est de faire comprendre ce que la chimie représente pour toi. Pourquoi la chimie te motive.

7- Ne fais pas de phrases compliquées, ne cherche pas à faire professionnel ou littéraire.

Antoine de Saint-Exupéry a dit « Il semble que la perfection soit atteinte non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retrancher »

Ce conseil est d’ailleurs valable également pour les copies du bac. Va à l’essentiel en utilisant des mots précis, des phrases claires, courtes : sujet, verbe, complément. Il faut absolument bannir tous les mots qui prennent de la place et donnent un style ampoulé à ton texte. 
Tu as seulement 1500 caractères, espaces compris. Il vaut mieux consommer quelques caractères en allant à la ligne pour aérer ton texte que mettre des par conséquent ou des en effet qui n’ont aucun intérêt.

Évite également d’énerver la personne qui va te lire, donc ces dernières erreurs sont à éviter absolument :

8- Laisser des fautes d’orthographe ou d’expression.

Fais-toi relire par un adulte compétent, ton professeur principal est là, tes parents aussi. Il y a des logiciels efficaces. Au pire, fais-toi relire par chatGPT, mais ne lui demande en aucun cas de rédiger le projet de formation à ta place. Quelles que soient ses qualités, il est incapable de produire à ta place un document laissant transparaître ta personnalité.

9- Ne pas adapter sa lettre à chaque candidature.

Si tu reprends à l’identique ta lettre de motivation pour des formations différentes, ça va se voir et ton dossier risque d’être rejeté. Si ça ne se voit pas, c’est que ta lettre n’est pas assez bien travaillée et que tu n’as pas tenu compte des remarques citées plus haut.

Aide à la rédaction

1 heure, 100 €

Motiver un adolescent

Motiver un adolescent

Adolescent démotivé à l’école : ce que les parents ne voient pas

La démotivation scolaire d’un ado n’est presque jamais ce qu’elle semble être. La recherche en psychologie de la motivation permet d’en comprendre les mécanismes, et d’agir autrement que par la pression.

L’expression revient dans la plupart des échanges avec les parents : « Il pourrait faire mieux, mais il ne fait rien. » La démotivation scolaire d’un adolescent est l’une des plaintes les plus fréquentes, et l’une des plus mal comprises. Parce qu’elle est presque toujours lue comme un problème de volonté ou de caractère. Alors que dans la grande majorité des cas, un adolescent démotivé à l’école signale quelque chose d’autre.

Cet article présente ce que les recherches en psychologie permettent de comprendre sur la motivation à l’adolescence, ce qui change chez les profils HPI et TDAH, et ce que les parents peuvent faire sans transformer chaque échange en rapport de force.

La démotivation n’est pas un trait de caractère

La démotivation scolaire s’installe rarement d’un coup. Elle s’accumule, souvent sur plusieurs mois ou plusieurs années, en réponse à des signaux répétés : sentiment d’incompétence, perte de sens, ennui chronique, attentes implicites de l’école que l’ado ne parvient pas à décoder.

Le point que la recherche établit avec une certaine clarté : la démotivation est presque toujours le symptôme d’un décalage entre le profil de l’adolescent et les conditions dans lesquelles il est censé apprendre. Elle n’est pas une défaillance de l’individu. C’est une réponse adaptative à un environnement qui ne lui convient pas.

Ce cadrage change la question posée aux parents : il ne s’agit plus de « comment faire pour qu’il veuille », mais de « qu’est-ce qui, dans cet environnement, ne lui permet pas de vouloir ? »

Ce que la théorie de l’autodétermination permet de comprendre

La théorie de l’autodétermination (Deci et Ryan, 1985) est aujourd’hui l’un des cadres les mieux validés pour expliquer la motivation humaine. Elle identifie trois besoins psychologiques fondamentaux dont la satisfaction conditionne l’engagement durable dans une activité.

Le besoin de compétence

Se percevoir capable de produire un effet sur son environnement. Ce n’est pas la compétence objective qui compte, mais la représentation que l’adolescent a de sa propre efficacité. Un ado convaincu qu’il « n’est pas fait pour les maths » ne s’engagera pas, même si ses capacités réelles le lui permettraient.

Le besoin d’autonomie

Sentir que ses actions viennent de lui, qu’il est agent de son propre parcours, et non manœuvré par des injonctions extérieures. Ce besoin est souvent mal interprété : ce que les parents lisent comme de l’opposition exprime fréquemment un besoin développemental légitime. L’adolescence est précisément la période où ce besoin s’affirme avec le plus de force.

Le besoin d’appartenance

Se sentir lié à des personnes qui comptent, qu’il s’agisse des pairs, de certains enseignants, ou de la famille. Le lien affectif ne se substitue pas aux deux autres besoins, mais il conditionne la sécurité psychologique sans laquelle l’engagement scolaire reste superficiel ou défensif.

Quand ces trois besoins sont satisfaits de manière cohérente, la motivation intrinsèque, celle qui vient de l’intérieur, se développe. Quand l’un d’eux est systématiquement contrarié, la motivation s’effondre, même si par ailleurs l’ado a des capacités évidentes.

Récompenses et pression : ce que dit la recherche

Les récompenses sont l’outil privilégié de la plupart des parents confrontés à un adolescent démotivé à l’école. Leur effet est bien documenté, et il est contre-intuitif.

Pour des tâches sans intérêt intrinsèque, une récompense externe peut produire un engagement à court terme. Mais pour des activités que l’ado trouve déjà intéressantes, introduire une contrepartie tend à réduire la motivation intrinsèque. Deci et Ryan désignent ce mécanisme sous le nom d’effet de sape : dès lors qu’une activité est associée à une récompense, l’adolescent commence à l’interpréter comme une contrainte subie plutôt que comme quelque chose qu’il fait pour lui. La récompense se substitue au sens.

Ce qui produit des effets plus durables : un feedback qui reconnaît l’effort et la progression indépendamment du résultat, formulé de façon à renforcer la perception de compétence sans créer de dépendance à la performance. « Tu as cherché, tu as recommencé » pèse plus, à terme, que « bravo pour ta note ».

Ce qui change chez les profils HPI et TDAH

La question de la motivation prend une forme particulière chez les adolescents présentant un profil HPI ou TDAH. Deux configurations que l’on rencontre régulièrement.

Profil HPI

La démotivation est souvent liée à l’ennui, non à la difficulté. Un travail insuffisamment stimulant, des attentes implicites de l’école que l’ado ne comprend pas, une exigence de conformité qui lui coûte cognitivement : tout cela peut produire un retrait progressif qui ressemble à de la paresse, mais qui est en réalité une réponse à un sous-défi chronique.

La motivation de ces profils est fortement liée au sens. Si l’adolescent ne comprend pas pourquoi il doit faire quelque chose, il ne le fera pas, ou il le fera en n’y investissant rien de lui-même. Ce n’est pas de l’arrogance : c’est un mode de fonctionnement qui requiert que les tâches aient une signification visible, pas seulement une utilité scolaire déclarée.

Profil TDAH

La démotivation est souvent confondue avec un manque de volonté, alors qu’elle renvoie à une régulation de l’activation différente. Le TDAH affecte les fonctions exécutives, et notamment la capacité à initier une tâche, à maintenir l’effort dans la durée et à différer une gratification. Ce que les parents vivent comme de la procrastination ou de l’indifférence est souvent un problème de démarrage et d’autorégulation, pas d’envie.

Dans les deux cas, les leviers classiques (pression, surveillance accrue, récompenses conditionnelles) ont peu d’effet et aggravent souvent le décalage. Ce qui change la donne, c’est la modification de l’environnement d’apprentissage, pas la modification de l’ado.

Ce que les parents peuvent faire

Quelques orientations issues de la recherche, sans viser à l’exhaustivité.

Réduire la pression évaluative à la maison. Si l’ado rentre dans un climat de contrôle permanent (notes, devoirs, temps de travail), les besoins d’autonomie et de compétence s’effacent encore davantage. L’environnement familial peut, partiellement, compenser ce que l’environnement scolaire ne fait pas.

Distinguer l’effort du résultat. Valoriser le fait qu’il a cherché, recommencé, tenu, indépendamment de la note obtenue. Ce signal renforce la perception de compétence sans créer de dépendance à la performance chiffrée.

Laisser de la place à l’intérêt propre de l’ado. La motivation ne se transfère pas d’une matière à l’autre par décret. En revanche, un adolescent qui a l’expérience répétée de la compétence dans un domaine qui lui appartient, que ce soit le sport, la musique, le code ou le dessin, développe une représentation de lui-même comme quelqu’un capable d’apprendre. Ce qui peut progressivement diffuser vers d’autres champs.

Éviter de personnaliser l’échec. « Tu ne fais aucun effort » met en cause l’ado. « Je ne comprends pas ce qui se passe » ouvre une conversation. La nuance n’est pas rhétorique : elle conditionne si l’adolescent peut rester en lien avec vous sur ce sujet, ou s’il s’en ferme définitivement.

Ce que les parents ne peuvent pas faire seuls : identifier précisément ce qui bloque, comprendre si la démotivation est liée à un profil spécifique (HPI, TDAH, difficultés d’apprentissage non identifiées), et construire un environnement adapté à partir de cette compréhension.

Quand l’accompagnement professionnel prend sens

Si la démotivation de votre adolescent s’installe dans la durée, résiste à vos tentatives d’ajustement, ou s’accompagne d’un écart visible entre ses capacités perçues et ses résultats réels, il peut être utile d’y regarder de plus près avec un professionnel.

Le bilan d’orientation n’est pas un outil de remédiation. C’est un outil de compréhension : comprendre ce qui motive réellement cet ado, identifier son profil de fonctionnement, clarifier ses directions. Et, pour les parents, disposer d’un cadre à partir duquel agir autrement que dans l’incertitude.

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Comment vaincre la procrastination

Comment vaincre la procrastination

Vaincre la procrastination : méthodes et ce qu’elles ne disent pas

La procrastination est l’un des sujets les mieux documentés en psychologie de la motivation. Elle est aussi l’un des plus mal compris au quotidien ce qui oriente vers des solutions qui ne fonctionnent pas.

La procrastination n’est pas un défaut de caractère. C’est un mécanisme précis, avec une logique interne cohérente, et des stratégies pour le déjouer à condition de savoir ce qu’on cherche à déjouer. Cet article présente les mécanismes en jeu et les méthodes qui ont fait la preuve de leur utilité, ainsi que leurs limites.

Ce qu’est réellement la procrastination

La procrastination est le report délibéré d’une tâche, malgré la conscience des conséquences négatives attendues. Cette définition, qui s’appuie notamment sur les travaux de Pychyl et Sirois, déplace le problème : ce n’est pas d’abord un problème d’organisation ou de gestion du temps. C’est un problème de régulation émotionnelle.

Le mécanisme est le suivant : la perspective d’une tâche génère un inconfort (ennui, anxiété, doute sur sa capacité à réussir, sentiment d’aversion). L’évitement soulage immédiatement cet inconfort. C’est ce soulagement à court terme qui renforce le comportement d’évitement indépendamment des conséquences à venir.

Il est utile de distinguer procrastination et distraction. La distraction est une réponse à un stimulus externe (une notification, un bruit). La procrastination est une réponse à un signal interne : l’inconfort anticipé face à une tâche précise. On peut être parfaitement concentré… sur n’importe quoi sauf ce qu’on était censé faire.

Ce qui aide à identifier la procrastination : elle est sélective. Elle ne touche pas toutes les tâches indistinctement, mais toujours les mêmes catégories, toujours le même type de déclencheur. Un lycéen procrastinera systématiquement en mathématiques mais pas en histoire. Un adulte repoussera le coup de téléphone difficile mais répondra immédiatement à ses mails.

Ce que la procrastination n’est pas : la distinction avec le TDAH

Avant de parler de méthodes, une distinction qui a des conséquences pratiques. Le TDAH partage certaines manifestations externes avec la procrastination (tâches non commencées, difficulté à maintenir l’effort, retards répétés) mais le mécanisme est différent.

Dans la procrastination ordinaire, l’évitement est motivé par l’inconfort émotionnel anticipé face à une tâche spécifique. Dans le TDAH, la difficulté à initier une tâche ou à soutenir l’effort dans le temps est liée à une régulation de l’activation différente, qui affecte les fonctions exécutives de façon transversale, pas seulement sur certaines tâches.

Cette distinction n’est pas anodine : les stratégies d’organisation décrites plus bas peuvent aider une personne TDAH à mieux structurer son travail, mais elles ne traitent pas le fond du problème. Si les patterns d’évitement résistent à toutes les tentatives d’ajustement, une évaluation spécialisée peut permettre de comprendre ce qui se joue réellement.

Les méthodes

Identifier les tâches à risque

La première étape n’est pas de se mettre au travail. C’est de repérer, à froid, quelles tâches déclenchent systématiquement l’évitement. Cette reconnaissance préalable est utile précisément parce qu’elle permet de préparer une réponse avant d’être dans la situation et non de tenter de réagir dans l’urgence, quand la résistance est déjà installée.

Commencer par la tâche difficile

Le principe « eat the frog », popularisé notamment par Brian Tracy, consiste à traiter en début de journée, quand les ressources cognitives sont disponibles, la tâche qui génère le plus de résistance. Il s’appuie sur un mécanisme bien documenté : l’inconfort ressenti avant de commencer une tâche disparaît presque toujours une fois dans l’action. La résistance est anticipatoire, pas inhérente à la tâche elle-même.

Découper la tâche

Plus une tâche est floue ou perçue comme massive, plus elle génère d’inconfort anticipatoire. La décomposer en étapes courtes et concrètes réduit mécaniquement cette perception. L’objectif n’est pas « rédiger le dossier » mais « écrire trois phrases d’introduction ». L’action initiale est suffisamment petite pour que la résistance s’effondre.

La méthode Pomodoro

Francesco Cirillo, à la fin des années 1980, a formalisé une technique aujourd’hui largement utilisée : 25 minutes de travail concentré, 5 minutes de pause, en cycles répétés. Son intérêt principal n’est pas l’organisation du temps mais la réduction de la résistance à l’entrée. Il est plus facile de commencer une tâche si on sait qu’elle est bornée dans le temps. « Je fais 25 minutes » est une promesse tenable, là où « je travaille jusqu’à ce que ce soit fini » ne l’est souvent pas.

Gérer les interruptions internes

Pendant le travail, des pensées parasites surgissent : appels à passer, choses oubliées, associations spontanées. Les noter immédiatement sur un support dédié (carnet, application, post-it) permet de les sortir de l’espace de travail mental sans les traiter sur le moment. Cette pratique est particulièrement utile pour les profils dont le cerveau continue à générer des connexions et des associations pendant l’effort concentré.

Installer des routines de fermeture

Terminer sa journée de travail en listant les tâches du lendemain et en les planifiant réduit la charge mentale en début de journée suivante. Commencer une session de travail avec un plan explicite, même sommaire, abaisse la résistance à l’entrée en supprimant la question « par où je commence ? ».

Ce que ces méthodes ne remplacent pas

Ces outils sont utiles. Mais ils s’adressent à la surface du problème, et leurs effets restent limités quand la procrastination est chronique, résistante aux stratégies, ou associée à un sentiment d’incapacité qui dépasse la tâche en question.

Chez les adolescents en particulier, une procrastination persistante est rarement un simple problème d’organisation. Elle peut signaler un profil de fonctionnement spécifique, une anxiété de performance, une perte de sens, ou un décalage entre les exigences scolaires et les besoins réels de l’ado. Si vous cherchez à comprendre ce qui se passe chez votre adolescent, deux articles approfondissent ces mécanismes : Pourquoi mon ado procrastine  et Comment aider un ado qui procrastine.

Quand consulter

Si les difficultés de votre adolescent autour de la mise au travail s’installent dans la durée et résistent aux ajustements habituels, comprendre leur origine avec un professionnel peut changer l’approche. Le bilan d’orientation permet d’identifier le profil de fonctionnement, de comprendre ce qui bloque réellement, et de construire des stratégies adaptées à ce profil spécifique.

Apprendre

Apprendre

Si on délègue au cloud la mémorisation des données, l’étape suivante sera de lui déléguer la pensée et ça a déjà commencé.

Nous vivons dans une société qui ne valorise pas la mémoire humaine. Apprendre par cœur est maintenant souvent perçu comme étant l’exemple absolu de l’apprentissage bêtement scolaire, image parfois même transmise par les enseignants eux-mêmes.

C’est à peine s’ils s’autorisent à demander aux enfants d’apprendre par cœur une ou deux poésies. Et encore, à l’école primaire uniquement.

Le savoir est au même titre que l’attention un des enjeux essentiels de notre époque.

On vit dans l’illusion que seule compte la compréhension et qu’apprendre par cœur serait contradictoire avec ce besoin de comprendre. Toutes les données sont maintenant dans le nuage et grâce au téléphone que nous avons dans la poche, nul besoin de mémoriser les choses.
Déléguer à des appareils le stockage des informations c’est pourtant aussi faire l’impasse sur les mécanismes qui permettent de traiter ces données.
Pourquoi cette illusion de savoir ? Ce n’est pas parce qu’on peut trouver une information que l’on est capable d’en faire usage.
Beaucoup de théories du complot reposent sur une interprétation erronée de données exactes. Lorsque les élèves jugent qu’il n’est pas utile de mémoriser des données au prétexte qu’elles sont disponibles en ligne, ils ne se rendent pas compte qu’en ne les apprenant pas (par cœur), ils n’apprennent pas à les traiter, les analyser. Pouvoir trouver sur le web les dates d’accession au pouvoir de Mussolini, Staline et Hitler ne permet pas de comprendre l’arrivée de la Seconde guerre mondiale. Il n’est pas non plus possible de réfléchir aux causes du second conflit mondial sans avoir en tête les dates clés.
Grossière erreur de penser qu’il n’est plus nécessaire de mémoriser, comme s’il était possible de dissocier l’information de son traitement.

Si je télécharge du nuage une série de vidéos de Rafael Nadal en train de servir au tennis, je dispose de toutes les informations requises pour bien servir également. Je peux même trouver sur internet, les données statistiques concernant l’angle d’inclinaison de sa raquette, la force à développer et la vitesse initiale de la balle.
Pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne de croire que c’est suffisant pour devenir champion de tennis. Tant que je n’aurai pas saisi la raquette moi-même et répété 10 000 fois le geste de servir, je ne pourrai pas prétendre me mettre en face de Nadal.

Alors qu’il est clair pour tout le monde que les apprentissages sportifs passent nécessairement par la répétition et par l’apprentissage (par cœur) d’enchainement de gestes, pourquoi n’en serait-il pas de même pour les apprentissages supposés intellectuels ? En réalité, notre cerveau traite de la même manière les apprentissages, quels qu’ils soient. Il s’agit toujours de créer des chemins neuronaux. Or créer ces chemins ne passe que par la répétition.
De la même façon qu’il est impossible d’apprendre à servir au tennis en regardant une vidéo de Nadal, il est impossible de s’approprier une notion de mathématiques, de physique ou d’histoire géographie sans passer par la répétition d’exercices qui nécessitent simultanément la maîtrise de gestes intellectuels et la manipulation de données en mémoire. Il ne faut pas confondre la mémorisation d’informations qui peuvent aisément être trouvées sur internet et la mémorisation des gestes intellectuels qui en permettent la maîtrise.

L’école attend des élèves qu’ils acquièrent des quantités de notions nouvelles, des milliers de mots de vocabulaire, tout en leur répétant que l’apprentissage par cœur est stupide. L’apprentissage par cœur n’est pas stupide en lui-même, en revanche il est stupide d’apprendre une leçon sans avoir cherché à la comprendre.

Il est fondamental que les élèves s’entraînent à apprendre le plus tôt possible, mais également le plus régulièrement possible. C’est un apprentissage, qui comme tous les autres devient de plus en plus facile au fil de la pratique.
On ne peut apprendre de nouvelles choses que grâce à ce que l’on sait déjà, donc plus on sait de choses, plus on est capable d’en apprendre de nouvelles.
Laisser à la technologie le soin de mémoriser à notre place nous condamne à court terme à ne plus savoir penser. 

Voir également cet article : https://eklosia.com/reviser-pour-un-examen-ou-un-concours/

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