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TDAH et orientation scolaire : le guide stratégique pour accompagner votre adolescent vers la voie qui lui ressemble

TDAH et orientation scolaire : le guide stratégique pour accompagner votre adolescent vers la voie qui lui ressemble

TDAH orientation scolaire : accompagner votre adolescent vers la filière qui lui ressemble

Il est 22 h 30. Le portail Parcoursup clignote sur l’écran tandis que votre fils passe d’une vidéo à l’autre, persuadé qu’il « travaillera mieux plus tard ». Votre fille, elle, relit pour la troisième fois ses notes réécrites au propre, inquiète de ne « rien retenir » demain.

Le diagnostic est tombé : TDAH pour l’un, profil inattentif pour l’autre. Vous redoutez qu’un trouble neurodéveloppemental compromette leur avenir.
Bonne nouvelle : TDAH et orientation scolaire ne s’excluent pas ; ils exigent simplement des réglages précis. Voici le guide pour transformer cette différence en tremplin plutôt qu’en obstacle.

Comprendre comment le TDAH influence l’orientation scolaire

Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) n’est pas un simple manque de concentration. C’est un fonctionnement cérébral particulier : la dopamine, neurotransmetteur de la motivation, circule autrement. Résultat :

  • Chez les profils combinés : l’énergie déborde, la parole fuse, la motivation s’envole si la tâche manque de piquant.
  • Chez les profils inattentifs : l’esprit papillonne, le démarrage est lent, mais la profondeur d’analyse est remarquable lorsque le sujet captive vraiment.

Au lycée, ces différences restent gérables grâce au rythme imposé par les professeurs. Après le bac, le curseur se déplace brutalement : l’étudiant devient maître de son temps.

Sans garde-fous, la procrastination ou l’épuisement guettent. L’enjeu n’est donc pas de « choisir une filière facile », mais de concilier niveau de stimulation, degré de structure et passion authentique – le triangle d’or de la réussite pour un élève TDAH.

Quatre leviers pour choisir la bonne filière

1. Ajuster le ratio structure / liberté

Un cursus trop encadré (partiels massifs, emploi du temps inflexible) risque d’étouffer l’élan créatif d’un jeune adulte hyperactif. À l’inverse, un programme entièrement en autonomie peut désorienter un profil inattentif. IUT, BTS ou licences à projet tutoré offrent souvent l’équilibre idéal : contrôle continu, stages, et encadrement régulier.

Astuce portes ouvertes

Demandez le ratio cours magistraux / travaux dirigés, la fréquence des rendus, et l’existence d’un tutorat. Ces trois critères prédisent le niveau de structure réel, au-delà des brochures.

2. Fractionner l’évaluation pour préserver l’attention

Les partiels denses « en bloc » taxent lourdement la vigilance. Les études paramédicales, les écoles à pédagogie par projets (type École 42) ou les universités anglo-saxonnes – où le contrôle continu compte pour 40 à 60 % – conviennent mieux. Tiers-temps, examens oraux ou dossiers permettent également de lisser l’effort.

3. Miser sur la motivation intrinsèque

Le cerveau TDAH s’embrase pour ce qui le passionne ; il décroche pour le reste. Un bilan d’orientation spécial TDA/H ou de courts stages d’observation éclairent ce qui déclenche la « poussée de dopamine » : animation 3D, soins infirmiers, cybersécurité, traduction… Ce moteur interne compense bien des fragilités.

4. Activer les droits handicap dès la Terminale

Depuis la loi 2005, chaque établissement supérieur possède une Mission Handicap. Tiers-temps, prise de notes externalisée, logiciels comme Antidote ou OneNote Dictée : tout doit pouvoir se mettre en place avant la première session d’examens. Osez contacter le référent et demandez un rendez-vous conjoint parent-étudiant pour clarifier les documents requis (bilan neuropsychologique < 5 ans, certificat médical).

Relier les talents naturels à la filière

Plutôt que de se concentrer sur « ce qui manque », observez ce qui jaillit spontanément chez votre adolescent :

Talent spontané Environnement riche en stimulation (souvent apprécié par un garçon TDAH) Environnement favorisant la concentration profonde (souvent choisi par une fille TDA-I)
Résolution rapide de problèmes Urgences sanitaires, logistique humanitaire, cybersécurité défensive UX design, data-visualisation, traduction technique
Leadership d’équipe Management hôtelier, événementiel, entrepreneuriat sportif Médiation culturelle, ressources humaines, documentation spécialisée
Créativité visuelle Game design, publicité, production audiovisuelle Illustration scientifique, architecture intérieure

Paul, 18 ans, TDAH combiné, aspirait d’abord à une licence classique d’économie mais redoutait les amphis de 400 étudiants. Après un stage express dans une agence événementielle, il a intégré un BTS Communication : briefs clients serrés, multiples projets, deadlines courtes. Son énergie est enfin un atout, pas un problème de discipline.

Installer une autogestion robuste dès la rentrée

  • Outils numériques intelligents

    Agenda partagé (Google Calendar + rappels audio), application pomodoro visuelle (26/5 min), filtre anti-distraction (LeechBlock, Cold Turkey).

  • Méthodes d’étude scientifiques
    • Prise de notes Cornell en deux colonnes : compréhension immédiate + questions synthèse.
    • Flashcards espacées dans Anki : rappel actif, espacement croissant, prouvé en psychologie cognitive.
  • Routine d’activation physiologique

    20 minutes d’activité physique d’intensité modérée avant un cours magistral boostent l’attention (études Barkley 2018). Pour un profil inattentif, une mind-map préparatoire active la pré-visualisation mentale.

  • Coaching TDAH structuré

    15 séances hebdomadaires améliorent la moyenne de +0,5 point (Prevatt & Young 2020). Objectifs : anti-procrastination, segmentation des tâches, gestion du stress d’examen.

Anticiper la vie professionnelle : penser long terme

L’orientation scolaire prépare déjà l’insertion. Trois points méritent d’être balisés dès la première année :

  1. Portfolio concret : travaux réels, prototypes, vidéos. Les recruteurs apprécient les preuves tangibles, surtout quand le parcours académique montre des fluctuations.
  2. Mentorat interne : dans les alternances ou les stages, négociez un tuteur référent. Le canal direct réduit les quiproquos liés à l’impulsivité verbale ou à la lenteur de démarrage.
  3. Job crafting : apprendre à redessiner 20 % des missions autour des forces naturelles (analyse, créativité, relationnel) limite le risque de bore-out (profil combiné) ou de surcharge silencieuse (profil inattentif).

Votre rôle de parent : passer de pilote à copilote

Vous avez longtemps organisé cartables et suivis médicaux ; l’enjeu devient d’apprendre à lâcher le volant sans disparaître. Voici trois attitudes clés :

  • Valoriser la passion authentique plutôt que la « voie royale ». Les études montrent que la persévérance dépend davantage de l’intérêt que du prestige.
  • Former à l’autodéfense de droits : votre adolescent doit savoir expliquer son trouble en deux minutes et citer les articles L.122-5 et R.412-6 du Code du Travail lors d’un entretien.
  • Fixer un « bilan mensuel » : un temps ritualisé pour faire le point sur la charge de travail, le sommeil, l’alimentation (petit-déjeuner protéiné = dopamine stable), puis ajuster. Vous restez ressource, jamais sauveteur.

Ressources fiables pour aller plus loin

  • Guides institutionnels : INSHEA « Étudiants en situation de handicap », ONISEP « Après le bac avec un trouble cognitif ».
  • Outils numériques : Pass Facilotab, Grammalecte, OneNote Dictée.
  • Associations spécialisées : TDAH France, HyperSupers, FFdys (utile pour la procédure de compensation).
  • Formations en ligne : Learning How to Learn (Coursera), Productivity for ADHD (Udemy), modules méthodo CNED.

Conclusion : orienter, c’est calibrer

Le TDAH n’est pas un mur, c’est une loupe : il agrandit autant les points forts que les fragilités. En ajustant le niveau de stimulation, le degré de structure et l’alignement avec les centres d’intérêt, vous changez un risque de décrochage en moteur d’excellence. La clé ? Un accompagnement précoce, des outils prouvés et la conviction que chaque profil possède sa trajectoire d’épanouissement.

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Comprendre le TDA/H

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité : TDA/H est à la fois très commun et mal connu.
Les personnes qui en sont affectées (enfants mais aussi adultes) n’en ont pas toujours conscience. Pourtant ce trouble affecte considérablement leur vie sociale, familiale, leur scolarité et plus tard leur vie professionnelle.

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Adolescent avec TDAH : guide parental 

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Guide pratique pour parents d’adolescents avec TDAH : comprendre, accompagner et soutenir efficacement

L’adolescence est une étape clé du développement de votre enfant, particulièrement complexe lorsqu’il s’agit d’un adolescent avec TDAH. Cette période apporte son lot de défis physiques, émotionnels et sociaux, intensifiés par le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). En tant que parent d’un adolescent avec TDAH, vous trouverez ici des conseils pratiques pour mieux comprendre le trouble, apporter un soutien efficace, et préserver une relation parent-enfant harmonieuse.

Qu’est-ce que le TDAH chez l’adolescent ?

Définition du TDAH chez l’adolescent

Le TDAH chez l’adolescent est un trouble neurodéveloppemental affectant principalement trois domaines :

  • Inattention : Votre adolescent peine à maintenir son attention et semble souvent distrait.
  • Impulsivité : Il agit souvent sans réfléchir aux conséquences immédiates.
  • Hyperactivité : Il ressent le besoin constant de bouger, même si cette agitation devient souvent interne à l’adolescence.

Fonctionnement cérébral de l’adolescent avec TDAH

Chez les adolescents avec TDAH, ce trouble provient d’un retard de maturation du cortex préfrontal. Cette région du cerveau est essentielle à l’organisation et à la régulation émotionnelle. Cela entraîne des difficultés à planifier, gérer le temps, retenir les informations et tolérer la frustration.

Identifier les troubles associés au TDAH

Le TDAH chez l’adolescent peut s’accompagner d’autres troubles, comme l’anxiété, les troubles de l’humeur, la dyslexie, la dyscalculie, ou encore les troubles du sommeil. Une faible estime de soi peut également être présente.

Comment accompagner efficacement un adolescent avec TDAH au quotidien ?

Instaurer un cadre clair pour votre adolescent avec TDAH

Les adolescents avec TDAH présentent des difficultés dans plusieurs composantes des fonctions exécutives : planification, gestion du temps, maintien de l’attention, contrôle inhibiteur. Ces mécanismes reposent en grande partie sur des réseaux fronto-striataux, moins efficaces ou moins stables chez eux. Un cadre prévisible permet donc de réduire la charge cognitive.

Structurer le quotidien n’a rien de « militaire » : c’est une stratégie compensatoire validée par la recherche.
Établissez des routines très explicites pour le lever, les repas, le travail scolaire et le coucher. Ces routines doivent être visibles, prévisibles et peu nombreuses pour rester applicables.

Les supports visuels (planning mural, tableau hebdomadaire, checklist du soir, séquence pas-à-pas pour les devoirs) allègent l’effort d’organisation interne et diminuent les conflits liés aux oublis.

Deux principes importants :

Toujours rendre la règle observable (ce qui est écrit est plus facile à suivre que ce qui est dit).
Réduire l’ambiguïté (une consigne brève, concrète, une action à la fois).

Utiliser le renforcement positif avec votre adolescent TDAH

Les adolescents TDAH vivent souvent une accumulation d’échecs scolaires, de remarques sur l’inattention ou l’impulsivité, et de comparaisons défavorables. Les études montrent que leur sensibilité au renforcement est atypique : ils réagissent mieux à des retours immédiats, concrets et positifs qu’à des rappels ou sanctions différés.

Le renforcement positif n’est ni de la complaisance ni une récompense systématique : c’est une technique visant à augmenter les comportements adaptés. Valorise les efforts plus que le résultat, car l’effort est le levier sur lequel l’adolescent peut agir immédiatement.

Quelques règles issues des approches comportementales utilisées en neuropsychologie :
– Félicitez dans les 5 secondes quand c’est possible.
– Décrivez précisément ce que vous valorisez (« J’ai vu que tu t’es remis au travail sans que je te le demande »).
– Maintenez un ratio d’environ 4 retours positifs pour 1 retour correctif.
– Évite lez « oui mais », qui annule l’effet du renforcement.

Ce type de stratégie contribue à restaurer l’estime de soi, souvent fragilisée chez les jeunes avec TDAH.

Faciliter les apprentissages scolaires chez l’adolescent avec TDAH

Le TDAH n’est pas un trouble de l’intelligence. Le problème central porte sur la capacité à mobiliser, maintenir et orienter l’attention, à filtrer les distracteurs et à organiser l’effort. Il est donc crucial d’adapter l’environnement plutôt que d’exiger de l’adolescent qu’il « se force à se concentrer ».

Quelques points essentiels validés par les données en neuropsychologie de l’apprentissage :
Fractionner les tâches. Un travail découpé en étapes courtes améliore la persistance et diminue la procrastination.
Réduire les distracteurs externes (téléphone hors de la pièce, bureau épuré) et internes (liste des idées parasites notées à côté pour y revenir plus tard).
Stimuler l’attention par l’engagement actif : cartes mentales construites ensemble, quiz auto-correctifs, lecture annotée, utilisation de supports multisensoriels pertinents.
Externaliser l’organisation : agenda numérique partagé, rappels programmés, minuteur visuel. Ce ne sont pas des béquilles, mais des outils de compensation des fonctions exécutives, recommandés par la HAS.
Donner du sens : commencer la séance par une mini-cible claire (« dans 20 minutes tu auras compris… ») améliore l’engagement motivationnel.

Astuce pratique

La méthode Pomodoro (25 minutes de travail, 5 minutes de pause) est adaptée au TDAH parce qu’elle exploite les limites naturelles de la concentration et renforce la régulation attentionnelle par un cadre temporel externe. Pour certains adolescents, des cycles plus courts (10–15 minutes) sont plus efficaces au départ.

Gérer les émotions chez votre adolescent avec TDAH

La régulation émotionnelle constitue l’un des domaines souvent fragilisés chez les adolescents avec TDAH. Non pas parce qu’ils seraient « immatures » affectivement, mais parce que les réseaux cérébraux impliqués dans l’inhibition, la flexibilité cognitive et la modulation des réponses émotionnelles fonctionnent de manière moins stable. Cela explique des réactions parfois disproportionnées à la frustration, à la critique ou au changement.

L’enjeu n’est pas de « calmer » votre adolescent, mais de lui apprendre à reconnaître, nommer et anticiper ses états internes. Les recherches montrent que la simple mise en mots des émotions active des circuits préfrontaux qui diminuent l’intensité des réactions.

Concrètement :
– Demandez-lui d’identifier ce qui se passe (« Est-ce que tu te sens en colère, stressé, découragé ? »).
– Adoptez une écoute active, sans faire de raccourcis ou de jugements.
– Aidez-le à distinguer l’émotion du comportement (« Tu es en colère, mais tu peux choisir ce que tu fais de cette colère »).

Des techniques simples sont utiles si elles sont enseignées en dehors de la crise : respiration lente (4–6 cycles par minute), pauses courtes pour s’isoler, ancrage corporel, marche rapide de quelques minutes, ou activité sensorielle apaisante. L’objectif est de lui fournir un « kit de régulation » utilisable de façon autonome.

Développer progressivement l’autonomie de votre adolescent avec TDAH

Chez les adolescents avec TDAH, l’autonomie ne s’installe pas spontanément. Les fonctions exécutives (planification, gestion du temps, anticipation des conséquences) restent en développement jusqu’à l’âge adulte, et ce développement est souvent plus lent ou plus fluctuant.

Vous pouvez soutenir cette progression en impliquant votre adolescent dans la recherche de solutions. Cela augmente son sentiment d’auto-efficacité, dimension critique pour des jeunes qui ont souvent accumulé des retours négatifs.

Quelques principes issus de l’approche neuropsychologique :
– Proposez deux ou trois options, plutôt qu’une consigne imposée (« Préfères-tu commencer par les maths ou par l’anglais ? »).
– Laissez-le participer à la définition des stratégies (« Qu’est-ce qui t’aiderait le plus pour t’y mettre ? »).
– Renforcez toute prise d’initiative, même imparfaite.
– Conservez un noyau de règles non négociables, clairement identifiées et limitées en nombre.

Cette dynamique combine sécurité externe (le cadre) et prise de contrôle interne (la participation). Elle favorise l’autonomie sans générer d’anxiété.

Préserver la relation parent–enfant malgré le TDAH

Le TDAH ne se limite pas à l’attention : il affecte aussi les interactions sociales, la gestion de la frustration, la mémoire de travail. Cela peut entraîner des tensions familiales, parfois quotidiennes. Pourtant, la qualité du lien parent–enfant est l’un des facteurs protecteurs les plus puissants identifiés dans la littérature scientifique.

Il est essentiel de distinguer le comportement, souvent lié aux difficultés neurocognitives, de l’identité de votre adolescent. Cette distinction réduit les risques d’étiquetage (« tu es paresseux », « tu es ingérable ») et protège son estime personnelle.

Quelques repères validés par les recherches :
– Réservez des moments réguliers sans enjeu scolaire ni correction, où votre adolescent est valorisé pour ce qu’il est, non pour ce qu’il fait.
– Signalez votre confiance par des messages explicites (« Je sais que tu peux progresser avec les bons outils »).
– Utilisez des retours correctifs brefs et concrets, sans surcharge émotionnelle.
– Maintenez un climat prévisible : les jeunes avec TDAH réagissent mieux aux environnements calmes et stables qu’aux réactions impulsives.

Ces gestes simples n’effacent pas les difficultés, mais ils préservent un lien solide, indispensable pour accompagner durablement votre adolescent.

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Comprendre le TDA/H

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Pourquoi est-il si difficile de motiver un enfant atteint de TDA H ?

Pourquoi est-il si difficile de motiver un enfant atteint de TDA H ?

Pourquoi est-il si difficile de motiver un enfant atteint de TDAH?

Motiver un enfant atteint de TDAH peut sembler mission impossible pour de nombreux parents ou enseignants. Les méthodes traditionnelles – récompenses, punitions, encouragements – ne donnent pas les effets escomptés. Cela peut vite devenir décourageant. Mais pourquoi ces méthodes échouent-elles si souvent avec ces enfants ?

Explorons les raisons scientifiques pour lesquelles motiver un enfant atteint de TDAH demande une approche spécifique, et découvrons des stratégies réellement adaptées.

Un cerveau qui traite l’information différemment

Les enfants atteints de TDA/H ne manquent ni d’intérêt ni de volonté : leur cerveau fonctionne différemment. Plusieurs facteurs neurologiques expliquent pourquoi les stratégies classiques échouent :

  • Leurs fonctions exécutives (planification, attention, inhibition) sont altérées : ils peinent à filtrer les distractions et à se focaliser durablement.

  • Le TDA/H s’accompagne souvent d’un déficit en dopamine, neurotransmetteur essentiel à la motivation, au plaisir et à la régulation des efforts.

Leur charge cognitive est plus élevée : maintenir l’attention leur demande un effort considérable, souvent invisible, ce qui engendre frustration, démotivation et baisse de l’estime de soi.

Des perceptions négatives qui minent la motivation

Ces particularités neurologiques induisent souvent des pensées négatives face à la tâche :

  • « Je n’ai pas envie » : absence de désir ou de plaisir anticipé.

  • « Ça ne sert à rien » : perte de sens ou d’objectif.

  • « Je vais encore échouer » : peur de la honte ou de l’humiliation.

  • « On va m’en demander encore plus » : évitement du succès.

  • « Tu ne peux pas m’y obliger » : quête de contrôle personnel.

Ces réactions ne sont pas des caprices : elles traduisent une tentative de préservation de soi face à une surcharge cognitive ou émotionnelle.

Comment motiver un enfant atteint de TDAH: les leviers efficaces

1. Nommer et normaliser le trouble

Commence par expliquer à l’enfant ce qu’est le TDA/H. Ce n’est ni une tare ni une fatalité, mais un fonctionnement neurologique particulier. Il peut rendre certaines tâches plus difficiles, sans remettre en cause son intelligence ou sa valeur.

2. Clarifier les enjeux

Aide-le à comprendre que ses difficultés ne sont pas un manque d’effort, mais une difficulté à mobiliser les bons outils cognitifs. Cette mise en mots diminue la culpabilité et l’auto-dévalorisation.

3. Positiver les difficultés

Présente les obstacles comme des compétences à développer plutôt que comme des déficits. Exemple à lui dire : « Tu n’es pas incapable. Tu as besoin d’apprendre à fonctionner autrement. »

Construire la motivation de l’intérieur

Développer la conscience de soi

Encourage l’enfant à identifier les effets du TDA/H sur sa vie quotidienne. Qu’est-ce qui le gêne ? Quelles sont ses forces ? Ce travail de métacognition est un levier puissant d’autonomisation.

Adopter des stratégies concrètes

  • Apprendre à s’auto-évaluer : avant et après une tâche.

  • Être soutenu par un mentor ou coach : pour garder le cap.

  • S’entourer d’un groupe bienveillant : éviter l’isolement scolaire ou social.

  • Célébrer les progrès : même minimes. Cela renforce le circuit de la récompense.

Favoriser la mentalité de croissance : remplacer « je n’y arrive pas » par « je ne sais pas encore faire ».

Conclusion : la clé pour motiver un enfant atteint de TDAH, c’est l’ajustement

Motiver un enfant atteint de TDAH nécessite de sortir des schémas classiques. Ce n’est pas l’enfant qu’il faut “corriger”, mais bien l’environnement qu’il faut adapter. Une approche individualisée, bienveillante et fondée sur les sciences cognitives permet de bâtir une motivation plus stable et plus durable. En changeant notre regard, nous devenons les alliés de leur réussite.

Référence : Schultz, Jerome, Ph.D. « How Parents and Teachers Can Use Brain Science to Increase Motivation in Children with ADHD. » ADDitude. Consulté en septembre 2024.

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Gérer le comportement oppositionnel d’un enfant  TDAH

Gérer le comportement oppositionnel d’un enfant TDAH

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En tant que parent, il est possible que le comportement de votre enfant atteint de TDA/H soit problématique. Les groupes d’habiletés parentales de Barkley  forment les parents à adopter des stratégies pour gérer le comportement oppositionnel de leur enfant.

Les jeunes concernés par le TDA/H développent parfois des troubles oppositionnels. On trouve un certain nombre de causes à cela.

  • En premier lieu, ces enfants souffrent facilement de frustration. Ils ont souvent du mal à se concentrer, à suivre des instructions et à terminer les tâches. Cette frustration peut conduire à des comportements oppositionnels, des crises de colère ou de la désobéissance.
  • L’aversion à la frustration est un trait très souvent retrouvé chez les jeunes qui présentent des troubles oppositionnels.
  • Ils peuvent également connaître des difficultés de régulation émotionnelle. C’est également générateur de comportements opposants. Un enfant peut réagir agressivement lorsqu’il est confronté à une situation anxiogène.
  • Les enfants TDA/H sont par ailleurs fréquemment plus sensibles au stress environnemental. Des changements dans leur environnement, des modifications de routine, des conflits familiaux ou des pressions scolaires peuvent les amener à adopter un comportement opposant.
  • Ces jeunes rencontrent aussi parfois des difficultés à communiquer de manière efficace. Ce qui peut conduire à des malentendus ou à une mauvaise interprétation de leurs intentions. Cette incompréhension peut à son tour nourrir leur frustration et provoquer des comportements inadaptés. Comportement oppositionnel TDAH barkley

Heureusement, tous les enfants atteints de TDA/H ne développent pas des comportements opposants. Cependant, pour les parents de ceux qui le font, il est important de comprendre les facteurs qui contribuent à ces comportements afin de les gérer de manière appropriée. Comportement oppositionnel TDAH barkley

C’est là que les groupes d’habiletés parentales de Barkley peuvent aider. Ils apportent aux parents des compétences pratiques pour mieux comprendre le trouble et aider leur enfant à développer des compétences d’adaptation. L’objectif est de contrôler le comportement oppositionnel lié au TDAH.

Les sujets abordés dans ces groupes sont la communication efficace, la gestion des comportements difficiles, la promotion de l’autonomie et l’amélioration des compétences sociales.
Les parents apprennent également des stratégies pour améliorer l’environnement à la maison et à l’école pour leur enfant.Comportement oppositionnel TDAH barkley

Les méthodes éducatives de Barkley reposent sur plusieurs principes clés visant à améliorer le fonctionnement social, émotionnel et comportemental de leur enfant.

Les points essentiels de la méthode mise en œuvre dans ces groupes sont les suivants :

  • Comprendre les caractéristiques du TDA/H et accepter l’enfant tel qu’il est. Cela aide les parents à adopter une approche positive et proactive pour aider leur enfant à gérer ses symptômes.
  • Reconnaître et renforcer les comportements positifs au lieu de se concentrer uniquement sur les comportements négatifs. Cela aide l’enfant à se sentir valorisé et soutenu, ce qui renforce sa confiance en lui et son estime de soi.
  • Mettre en place des stratégies de renforcement pour encourager les comportements attendus et réduire les comportements opposants.
  • Utiliser des conséquences appropriées aux comportements inappropriés de leur enfant. Apprendre à utiliser des sanctions éducatives efficaces et respectueuses de l’enfant.
  • Communiquer efficacement avec son enfant et écouter attentivement ses besoins et ses préoccupations afin de renforcer la relation et améliorer la compréhension mutuelle.

En appliquant les principes éducatifs de Barkley, les parents développent des compétences pour aider leur enfant atteint de TDA/H. Ainsi, il apprend à gérer ses symptômes et à développer des comportements positifs.Ces groupes sont structurés en plusieurs étapes :

  1. Introduction. Cette première étape vous permet  de vous familiariser avec les autres participants. Les parents auront l’occasion de discuter de leur expérience avec le TDA/H de leur enfant. Un groupe Barkley est également un groupe de soutien mutuel.
  2. Éducation. À cette étape vous aurez une compréhension plus approfondie du TDA/H et de ses effets sur le comportement de votre enfant.
  3. Développement des compétences. Vous apprendrez comment aider votre enfant à gérer les symptômes du TDA/H. Vous apprendrez également à mettre en place des stratégies de communication efficace. L’objectif est savoir gérer les comportements difficiles. C’est également de promouvoir l’autonomie et le développement des compétences sociales de votre enfant.
  4. Mise en application. Ce sera le moment de mettre en pratique les compétences qu’ils ont apprises dans le groupe en utilisant des exemples de situations réelles qu’ils ont rencontrées à la maison ou à l’école. Les animateurs du groupe donneront des commentaires et des conseils pour vous aider à améliorer votre approche.
  5. Consolidation des compétences. Cette dernière étape vous permet d’intégrer les compétences acquises dans votre vie quotidienne. De cette manière, vous pourrez continuer à soutenir votre enfant.

L’objectif est de fournir aux parents un soutien continu et des compétences pratiques pour aider leur enfant à vivre avec le TDA/H.

Les parents qui assistent à ces groupes se sentent plus confiants dans leur capacité à gérer les comportements de leur enfant. Ils  les aident aussi à développer leurs compétences d’adaptation. En outre, le groupe offre aux parents un soutien émotionnel et l’occasion de rencontrer d’autres parents qui font face aux mêmes difficultés.

Si vous êtes un parent d’un enfant atteint de TDA/H, les groupes d’habiletés parentales de Barkley constituent une option précieuse. Ils vous aideront à mieux comprendre la situation de votre enfant et à améliorer la vie de votre famille.

Si vous êtes à la recherche d’astuces pour accompagner la scolarité de votre enfant, vous pouvez également vous référer à cet article : https://eklosia.com/comprendre-le-tdah

L’association TDA/H France est également une source d’informations très précieuse.

 

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Comprendre le TDA/H

Comprendre le TDA/H : un trouble fréquent, encore trop mal connu

Comprendre le TDA/H (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) est aujourd’hui essentiel tant il impacte la vie quotidienne d’un grand nombre d’enfants, d’adolescents… et d’adultes. Fréquent, mais encore trop mal compris, ce trouble neurodéveloppemental est souvent confondu avec de la paresse, de l’indiscipline ou une mauvaise éducation.

Pourtant, le TDA/H affecte profondément la vie sociale, familiale, scolaire et professionnelle de ceux qui en sont atteints. Dans de nombreux cas, ni l’enfant ni son entourage n’ont conscience qu’il s’agit d’un trouble réel, aux bases neurologiques solides et aux conséquences durables.

Pourquoi est-il si difficile de comprendre le TDA/H ?

Parce que le TDA/H est un trouble visible… mais mal interprété. L’agitation, l’impulsivité, la distraction, le bavardage ou encore l’inattention chronique sont souvent perçus comme des provocations volontaires. À l’école, ces comportements déroutent les enseignants et les éducateurs. À la maison, ils usent les parents. Et chez l’enfant, ils génèrent incompréhension, rejet, frustration et parfois une profonde mésestime de soi.

TDA/H et vie de famille : un quotidien sous tension

Comprendre le TDA/H, c’est aussi saisir son impact sur la sphère familiale. Vivre avec un enfant ou un adolescent porteur de TDA/H peut être source de grande fatigue émotionnelle. Les relations entre parents et enfants se tendent, la communication devient difficile, les conflits s’intensifient. Chacun souffre, sans nécessairement comprendre ce qui se joue réellement.

Le TDA/H ne se manifeste jamais de la même façon

Chaque enfant a sa propre personnalité, ses propres réactions. Toutefois, des tendances comportementales récurrentes permettent de mieux comprendre le TDA/H dans sa diversité :

  • Des accès émotionnels intenses (colère, tristesse, frustration)

  • Une faible tolérance à la frustration (perdre à un jeu, ne pas avoir la fève)

  • Une impulsivité qui pousse à l’agitation, à couper la parole, à agir avant de réfléchir

  • Des difficultés à respecter les règles du jeu social, ce qui isole progressivement l’enfant

Chez certains, ces difficultés s’amplifient lorsqu’un trouble oppositionnel avec provocation (TOP) s’ajoute au tableau. Ces jeunes peuvent devenir ouvertement défiants, provocateurs, voire agressifs verbalement ou physiquement.

De la compréhension à l’action

Comprendre le TDA/H, c’est avant tout reconnaître la souffrance cachée derrière les comportements déroutants. C’est aussi s’armer pour mieux accompagner, soutenir, structurer, et restaurer un lien éducatif apaisé.

Pour aller plus loin, tu peux lire cet article complémentaire sur la gestion des comportements oppositionnels chez l’enfant TDAH : Gérer le comportement oppositionnel chez l’enfant TDA/H

Comprendre le TDA/H, c’est aussi découvrir qu’il existe des solutions concrètes

Être touché par un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité n’est pas une fatalité. Comprendre le TDA/H, c’est aussi réaliser que, malgré les difficultés bien réelles, des stratégies éducatives efficaces existent pour aider l’enfant à progresser, à s’apaiser, et à mieux vivre avec ses particularités.

Mais accompagner un enfant avec TDA/H ne s’improvise pas. Cela suppose de sortir d’une logique punitive ou uniquement récompensante. Le classique duo « carotte et bâton » est inefficace, voire contre-productif.

Valoriser l’enfant : une clé centrale de l’accompagnement

Trop souvent, l’environnement de l’enfant TDA/H est focalisé sur ses erreurs. Or, comprendre le TDA/H, c’est aussi repérer et valoriser les petits succès, même ceux qui peuvent sembler anodins.

  • Il reste assis 10 minutes sans se lever ? C’est un progrès.

  • Il lève la main avant de parler ? C’est un effort d’autorégulation.

Il ne faut pas hésiter à féliciter un comportement “attendu”, car pour lui, ce qui est “normal” pour d’autres est souvent un véritable défi.

Structurer pour sécuriser

L’enfant TDA/H a besoin d’un cadre clair, prévisible, cohérent.

  • Rigueur ne veut pas dire rigidité, mais constance et bienveillance.

  • Prévisibilité des consignes, des routines et des réponses éducatives est apaisante et structurante.

  • Aide à l’organisation : planification, gestion du temps, visualisation des étapes sont essentielles.

Adapter son environnement pour mieux gérer l’attention

  • Réduire les sources de distraction (placement en classe, bruit ambiant, éléments visuels perturbants)

  • Décomposer les consignes, même pour un adolescent

  • Segmenter les tâches : une étape à la fois, sans surcharge cognitive

  • Toujours faire reformuler la consigne plutôt que de demander « tu as compris ? »

  • Écrire la consigne au tableau ou l’afficher visuellement

  • Éviter la double tâche (écouter et écrire en même temps) : cela surcharge son système attentionnel

Mieux gérer l’impulsivité

  • Mettre en place un code discret (regard, geste, mot-clé) pour l’aider à s’auto-réguler

  • Interrompre rapidement les débordements, sans dramatiser

  • Ignorer les commentaires hors-sujet ou les provocations verbales légères

Canaliser l’hyperactivité

  • Autoriser une pause lorsqu’il sent qu’il perd le contrôle

  • Lui confier un rôle actif pour canaliser son énergie : distribuer du matériel, nettoyer le tableau, etc.


En comprenant le TDA/H, on cesse de subir. On peut agir, avec des outils concrets, une posture éducative adaptée et un regard plus juste sur les besoins de ces enfants.

👉 Pour approfondir la question de l’opposition et de la provocation, souvent liées au TDA/H, consultez notre article complémentaire : Comportement oppositionnel et TDA/H

Besoin d’une aide concrète pour votre ado avec TDA/H ?

Votre enfant a du mal à se concentrer, à s’organiser, à gérer ses émotions ou à trouver sa voie ? Ces difficultés ne sont pas une fatalité.

👉 Je propose deux types d’accompagnement, adaptés au fonctionnement des adolescents avec TDA/H :

  • Le coaching scolaire, en individuel ou en petit groupe, pour l’aider à gagner en autonomie, mieux gérer son attention, retrouver de la motivation et acquérir des méthodes efficaces.

  • Le bilan d’orientation, pour l’aider à faire des choix éclairés, alignés avec ses points forts, ses besoins cognitifs et son rythme de fonctionnement. Un vrai levier pour apaiser le rapport à l’école et projeter un avenir motivant.

Ces accompagnements permettent aux jeunes avec TDA/H de sortir du sentiment d’échec, de mieux se comprendre, et de redevenir acteurs de leur scolarité et de leur orientation.

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