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Gribouillage et concentration : pourquoi dessiner peut aider à rester attentif

Gribouillage et concentration : pourquoi dessiner peut aider à rester attentif

Gribouillage et concentration : pourquoi dessiner peut aider à rester attentif

« Il gribouille, donc il n’écoute pas ? »

Dans de nombreuses classes, formations ou réunions, le gribouillage est spontanément interprété comme un signe de distraction, d’ennui ou de désengagement. Lorsqu’un élève ou un adulte dessine dans la marge de son cahier, l’hypothèse dominante reste celle d’un décrochage attentionnel.

Pourtant, certaines observations de terrain, ainsi que plusieurs travaux issus de la psychologie cognitive, invitent à nuancer cette lecture. Dans certains contextes précis, le gribouillage peut au contraire soutenir la concentration et limiter la perte d’attention.

La question n’est donc pas tant de savoir si une personne gribouille, mais à quoi ce gribouillage lui sert sur le plan cognitif.

De quoi parle-t-on exactement quand on parle de gribouillage ?

Dans cet article, le terme gribouillage désigne une activité graphique simple, répétitive et non figurative : traits, formes géométriques, motifs abstraits, sans intention esthétique particulière.

Il ne s’agit ni de dessin artistique, ni de prise de notes visuelle structurée, ni de schématisation volontaire des contenus.

Ce que l’on appelle couramment gribouillage correspond, dans la littérature anglo-saxonne, au terme doodling. Ce mot est souvent utilisé pour décrire une activité graphique spontanée, réalisée en parallèle d’une activité d’écoute, sans objectif créatif explicite.

Cette distinction est essentielle : tout dessin n’est pas équivalent sur le plan cognitif, et c’est précisément ce point qui permet de comprendre le lien entre gribouillage et concentration.

Comprendre l’attention : une ressource limitée et instable

L’attention n’est pas un état stable que l’on active à volonté. C’est une ressource limitée, fluctuante, sensible à la durée, au niveau de stimulation et au sens perçu de la tâche.

Dans les situations d’écoute prolongée — cours magistraux, conférences, formations descendantes — la sous-stimulation favorise la divagation mentale. Lorsque l’activité cognitive principale devient trop passive, l’esprit a tendance à se désengager, même en présence d’une intention sincère d’apprendre.

Dans ce contexte, l’enjeu n’est pas de « forcer » l’attention, mais de la réguler.

Double tâche et attention : un principe à manier avec prudence

La psychologie cognitive montre clairement que la double tâche dégrade le plus souvent la performance. Deux activités concurrentes sollicitant les mêmes ressources cognitives entrent en conflit.

Cependant, toutes les doubles tâches ne sont pas équivalentes.

Certaines activités secondaires, très peu coûteuses sur le plan cognitif, peuvent jouer un rôle de régulation sans interférer significativement avec la tâche principale.

Le gribouillage simple — ou doodling au sens strict — mobilise essentiellement des ressources visuo-motrices de bas niveau. Ces ressources sont faiblement concurrentes du traitement verbal auditif, ce qui explique pourquoi, dans certains cas, dessiner permet de mieux rester concentré sur ce qui est entendu.

Le gribouillage comme outil de régulation attentionnelle

Dans cette configuration, le gribouillage agit comme un engagement sensorimoteur minimal. Il contribue à maintenir un niveau d’éveil attentionnel suffisant, en limitant la divagation mentale et l’irruption de pensées parasites.

Il est important de souligner que le gribouillage n’augmente pas la capacité attentionnelle. Il ne rend pas plus intelligent, ni plus performant en soi.

En revanche, il peut stabiliser l’attention disponible, en particulier chez des personnes à attention fluctuante.

C’est dans ce sens précis que l’on peut parler d’un lien fonctionnel entre gribouillage et concentration.

Dans quels contextes le gribouillage peut-il aider à se concentrer ?

Le gribouillage régulateur est particulièrement pertinent dans :

  • les cours magistraux,
  • les situations d’écoute prolongée,
  • certaines formations d’adultes,
  • les réunions longues et peu interactives,
  • les phases de réception d’informations verbales.

En revanche, il devient contre-productif lorsque la tâche principale exige un raisonnement visuo-spatial central, une planification complexe ou une production écrite élaborée.

Pour quels profils cette stratégie est-elle pertinente ?

Cette modalité est fréquemment observée chez des personnes dont l’attention est naturellement fluctuante, et qui bénéficient d’une régulation motrice ou sensorielle légère pour rester engagées cognitivement.

Il ne s’agit ni d’un diagnostic, ni d’un marqueur pathologique. Le doodling n’est pas un signe de trouble, mais une stratégie fonctionnelle possible parmi d’autres, dépendante du contexte et de la tâche.

Quand le gribouillage devient un obstacle à la concentration

Le gribouillage cesse d’être régulateur lorsqu’il se complexifie.

Dès que le dessin devient narratif, esthétique ou planifié, il mobilise davantage de ressources cognitives et entre en concurrence avec la tâche d’apprentissage.

Autrement dit, ce n’est pas le fait de dessiner qui pose problème, mais le niveau d’engagement cognitif requis par le dessin lui-même.

Poser un cadre éducatif clair

Pour que le gribouillage reste un outil au service de la concentration, il doit être :

  • explicitement autorisé,
  • clairement non évalué,
  • limité à des formes simples,
  • expliqué comme une stratégie possible de régulation attentionnelle.

Sans cadre explicite, le gribouillage risque d’être mal interprété, interdit à tort, ou au contraire détourné de sa fonction initiale.

Du gribouillage régulateur au gribouillage cognitif

Au-delà de cette fonction attentionnelle, certaines approches — notamment anglo-saxonnes — proposent un autre usage du doodling.

Il ne s’agit plus seulement de rester attentif, mais de penser avec le dessin.

Dans cette perspective, le gribouillage devient intentionnel, structurant, et participe directement au raisonnement. Le dessin n’est plus périphérique, il devient central.

Dessiner pour comprendre, pas pour représenter

Dans ces approches, le dessin est volontairement simple, imparfait, personnel. Il ne vise pas l’esthétique mais l’externalisation de la pensée.

Ce type de doodling cognitif peut favoriser la compréhension, la mémorisation et l’engagement intellectuel, à condition d’être guidé et utilisé à des moments appropriés.

Deux usages distincts à ne pas confondre

Il est essentiel de distinguer clairement :

  • le gribouillage régulateur :

    activité périphérique, faible coût cognitif, soutien de la concentration ;

  • le gribouillage cognitif (doodling intentionnel) :

    activité centrale, coût cognitif assumé, outil de structuration de la pensée.

Les confondre conduit soit à surestimer les effets du dessin, soit à disqualifier une stratégie attentionnelle pourtant fonctionnelle.

Conclusion

Le gribouillage n’est ni un signe automatique de désengagement, ni une solution miracle aux difficultés de concentration.

C’est un outil possible de régulation de l’attention, ou de structuration de la pensée, selon l’usage qui en est fait.

La question pertinente n’est donc pas :

« Est-ce qu’il gribouille ? »

mais bien :

« À quoi ce gribouillage lui sert-il ici et maintenant ? »

Et si le gribouillage de votre enfant était un signal à comprendre plutôt qu’un comportement à corriger ?

Si votre enfant gribouille souvent en classe, pendant ses devoirs ou lorsqu’il écoute, la question n’est pas de savoir s’il est attentif « comme on l’attend », mais comment il régule réellement son attention.
Chez certains adolescents, ces comportements sont des ajustements fonctionnels ; chez d’autres, ils masquent une fatigue attentionnelle, une surcharge cognitive ou des stratégies d’apprentissage peu efficaces.

En tant que parent, il n’est pas toujours simple de distinguer ce qui relève d’une stratégie utile de ce qui freine les apprentissages.

👉 Un diagnostic des difficultés scolaires permet de faire le point de manière rigoureuse, sans étiquetage ni jugement, en analysant le fonctionnement attentionnel, les stratégies d’apprentissage et les besoins spécifiques de votre enfant.

Vous avez une question ? Vous voulez en savoir + ?

Appelez-moi ou réservez votre rdv gratuit et sans engagement.

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Accompagner la scolarité et l’orientation professionnelles des HPI & TDAH

Accompagner la scolarité et l’orientation professionnelles des HPI & TDAH

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH à tous les âges : comprendre, ajuster, guider

Entre enfance, adolescence et vie professionnelle, un constat revient fréquemment chez les profils atypiques : la sensation d’être « à côté », de ne jamais vraiment trouver leur place, que ce soit à l’école ou dans le monde du travail.

Que vous soyez parent d’un enfant atypique, étudiant en difficulté, ou adulte HPI ou TDAH en quête de reconversion, accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH est un enjeu qui dépasse largement le cadre scolaire.

Derrière les difficultés d’organisation, la perte de sens, l’instabilité professionnelle ou la fatigue émotionnelle, on retrouve presque toujours le même mécanisme : un fonctionnement neurocognitif particulier plongé dans un environnement qui n’a pas été pensé pour lui.

Cet article introduit l’épisode du podcast enregistré avec Élodie Crépel, consacré à la manière d’accompagner les HPI et TDAH à toutes les étapes de leur parcours.

Pourquoi faut-il accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH tout au long de la vie ?

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH n’est pas seulement utile pour éviter le décrochage scolaire.

C’est une démarche essentielle pour prévenir :

• l’autocensure ;

• les parcours hachés ;

• les burn-out professionnels ;

• les reconversions subies ;

• l’impression récurrente de « ne pas être adapté ».

Dès l’enfance, les profils TDAH rencontrent des difficultés d’attention, d’organisation, de gestion du temps et de régulation émotionnelle.

Les profils HPI, eux, vivent souvent le décalage, l’ennui, la surcharge émotionnelle ou la perte de sens.

À l’âge adulte, ces difficultés non accompagnées se traduisent par des trajectoires professionnelles instables, des insatisfactions chroniques et un sentiment persistant de décalage avec les attentes du milieu professionnel.

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH : un décalage environnemental plus qu’un problème individuel

Le podcast insiste sur un point fondamental : la difficulté n’est pas la personne, mais l’environnement.

Chez l’enfant et l’adolescent :

  • journées trop longues pour leurs capacités d’attention,

  • attentes d’autonomie irréalistes,

  • mauvais décodage des signaux envoyés par l’école,

  • manque de formation des équipes aux profils atypiques.

Chez l’adulte :

  • surcharge sensorielle ou émotionnelle,

  • tâches trop répétitives ou trop floues,

  • absence de sens,

  • pression hiérarchique incompatible avec leur fonctionnement.

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH revient donc à analyser ce décalage et à identifier les ajustements possibles.

Comment accompagner la scolarité des HPI et TDAH à l’école, au collège et au lycée ?

Pendant la scolarité, l’objectif est de réduire la friction entre le fonctionnement de l’élève et les attentes du système scolaire.

Cela passe par :

• une compréhension claire du profil (sans dramatiser ni minimiser),

• l’utilisation d’outils externes pour compenser les faiblesses exécutives (timers, routines, supports visuels),

• la mise en place d’aménagements : tiers temps, allégements, lieu refuge, adaptation des consignes,

• l’accompagnement parental sur l’organisation, la communication et la valorisation des réussites (méthode Barkley).

L’orientation, dès le lycée, doit tenir compte du fonctionnement réel de l’élève : besoin de concret, d’abstraction, de mouvement, sensibilité au stress, appétences, valeurs.

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH dans l’enseignement supérieur

À l’université ou en école, les problématiques changent :

• surcharge de travail,

• autonomie mal maîtrisée,

• procrastination,

• perfectionnisme,

• difficulté à se mettre au travail sans cadre externe.

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH à ce stade demande :

  • un travail sur les méthodes d’apprentissage,

  • l’optimisation de la planification,

  • la réévaluation de la filière choisie,

  • l’activation d’aménagements si un diagnostic existe,

  • l’identification des contextes qui favorisent l’engagement cognitif.

Accompagner l’orientation professionnelle des HPI et TDAH à l’âge adulte : comprendre et reconstruire son parcours

Lorsque l’accompagnement n’a pas eu lieu plus tôt, les conséquences apparaissent souvent à l’âge adulte :

• ennui professionnel intense,

• sentiment d’inutilité,

• rotations fréquentes de postes,

• hypersensibilité aux environnements toxiques,

• confusion autour du choix de carrière,

• épuisement ou burn-out.

Accompagner l’orientation professionnelle des HPI et TDAH, c’est aider à :

  • relire le parcours avec lucidité,

  • comprendre les besoins cognitifs et émotionnels non satisfaits,

  • identifier les environnements compatibles,

  • clarifier les valeurs (stabilité, sens, créativité, autonomie…),

  • construire un projet réaliste et aligné.

Entrepreneuriat, salariat, reconversions : comment accompagner l’orientation professionnelle des HPI et TDAH ?

Une idée répandue affirme que les HPI et TDAH « ne peuvent être heureux que dans l’entrepreneuriat ».

Le podcast nuance fortement ce mythe.

Pour accompagner l’orientation des HPI et TDAH, il faut savoir que :

• l’entrepreneuriat peut être un excellent refuge pour certains,

• mais peut entraîner une surcharge impossible à gérer pour d’autres,

• certains environnements salariés offrent une meilleure stabilité,

• la clé n’est pas le statut, mais l’ajustement entre la personne et son cadre de travail.

Accompagner l’orientation professionnelle des HPI et TDAH, c’est donc éviter les réponses toutes faites pour analyser vraiment les besoins individuels.

Méthodes concrètes pour accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH : outils, stratégies et accompagnement

La démarche repose sur quatre piliers :

  1. Mettre des mots clairs sur le fonctionnement et les difficultés observées.

  2. Analyser l’environnement : ce qu’il exige, ce qu’il tolère, ce qu’il ne permet pas.

  3. Installer des outils concrets : routines, timers, planification, structuration de l’espace et du temps.

  4. Construire un parcours aligné, réversible et évolutif.

Ce travail peut être mené à 10 ans, 20 ans ou 50 ans.

Il n’est jamais trop tard pour comprendre qui l’on est et chercher un environnement plus compatible.

Ce que révèle le podcast avec Élodie Crépel sur l’accompagnement des HPI et TDAH

Dans cet épisode, nous abordons en profondeur :

• l’épuisement scolaire et professionnel des profils atypiques,

• les signaux d’alerte (fuite dans les écrans, ennui, perte de sens),

• la distinction entre passion authentique et stratégies d’évitement,

• l’identification de l’état de flow,

• le rôle central du parent ou de l’entourage,

• la question des aménagements scolaires pour les HPI et TDAH,

• les risques de suradaptation chez les adultes,

• les reconversions tardives.

La vidéo est disponible ci-dessous.


Les accompagnements professionnels pour guider la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH

Pour aller plus loin :

Diagnostic des difficultés scolaires

👉 https://eklosia.com//diagnostic-difficultes-scolaires-bayonne

Coaching scolaire « 6 heures pour réussir »

👉 https://eklosia.com/coaching-scolaire-bayonne-6-heures/

Coaching collectif « 12 semaines pour booster ses compétences »

👉 https://eklosia.com/coaching-scolaire-collectif-bayonne/

Bilans d’orientation scolaires (collégiens, lycéens, étudiants)

👉 https://eklosia.com/bilan-orientation-scolaire-bayonne/

Bilans d’orientation spécifiques HPI

👉 https://eklosia.com/bilan-orientation-hpi/

Bilans de compétences prenant en compte votre HPI ou votre TDA/H

👉 https://eklosia.com/bilan-competences-cpf-bayonne/

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH, c’est enfin permettre à chaque personne — enfant, adolescent ou adulte — de trouver un environnement dans lequel son fonctionnement devient un levier, et non un frein.

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 Orientation scolaire des HPI : comprendre les besoins cachés des adolescents à haut potentiel

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Les HPI sont-ils en échec scolaire ?

Les HPI ne sont pas voués à l’échec scolaire. La majorité réussit bien, sauf en cas de trouble associé ou de manque de méthode. Cet article explore les idées reçues, les données scientifiques et les véritables causes des difficultés scolaires chez certains HPI, avec des pistes concrètes pour mieux les accompagner au quotidien.
Bilan de compétences HPI

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Bilan de compétences pour HPI : un accompagnement adapté à votre singularité

Vous avez l’impression d’être « trop » — trop intense, trop rapide, trop exigeant — ou simplement « pas comme les autres » dans le monde professionnel ? Vous êtes peut-être concerné·e par le haut potentiel intellectuel (HPI), que vous ayez été identifié·e formellement ou non. Dans tous les cas, votre besoin d’alignement, de sens et d’authenticité mérite d’être pris en compte dans un bilan de compétences.

Or, les démarches classiques peuvent vite s’avérer inadaptées à votre profil. C’est pourquoi un bilan de compétences pour HPI, mené par un·e professionnel·le formé·e à ces spécificités, peut transformer votre rapport au travail — et à vous-même.

Haut potentiel : bien plus qu’une « intelligence au-dessus de la moyenne »

Le HPI ne se résume ni à un test de QI élevé, ni à une performance hors norme. Il s’accompagne souvent d’une grande lucidité, d’une intuition fine, d’un besoin de cohérence, d’une hypersensibilité émotionnelle ou relationnelle, et parfois d’un sentiment de décalage.

Ces traits influencent en profondeur le parcours professionnel. Nombre de personnes HPI témoignent :

  • d’une difficulté à rester motivé·e dans des environnements peu stimulants ou trop rigides,

  • d’un parcours non linéaire, fait d’expérimentations, de ruptures, de reconversions,

  • d’un malaise dans les codes de l’entreprise, ou de difficultés à supporter les jeux de pouvoir,

  • d’un questionnement professionnel récurrent, parfois vécu comme de l’instabilité ou de l’autosabotage.

Ces dynamiques sont rarement comprises — voire reconnues — dans un cadre de bilan de compétences standardisé.

Le bilan de compétences pour HPI : une autre posture, une autre écoute

Chez Eklosia, nous accueillons tous les profils, sans distinction. Mais nous avons conçu notre approche pour qu’elle soit particulièrement adaptée aux personnes qui fonctionnent « hors des cases », en particulier les adultes HPI.

Cela suppose une posture d’accompagnement fondée sur :

  • une qualité d’écoute accrue, qui respecte les zones de flou, les doutes, les besoins d’exploration,

  • une lecture nuancée des parcours professionnels, même quand ils semblent chaotiques,

  • une compréhension du besoin de sens, au-delà des logiques d’employabilité ou de rentabilité,

  • un cadre structurant, mais suffisamment souple pour ne pas enfermer.

Le but n’est pas de « recadrer » un profil atypique, mais au contraire d’accompagner une clarification identitaire et professionnelle, en lien avec les aspirations profondes.

Vous êtes concerné·e si…

  • Vous êtes identifié·e HPI, récemment ou depuis longtemps, et vous cherchez à redéfinir votre orientation professionnelle en cohérence avec votre fonctionnement.

  • Vous vous interrogez sur votre profil, sans avoir posé de mot, mais vous vous reconnaissez dans les descriptions du haut potentiel.

  • Vous avez le sentiment que vos précédents bilans ou accompagnements professionnels n’ont pas pris en compte votre complexité ou votre quête de sens.

  • Vous ressentez une forme d’urgence existentielle à trouver un projet aligné, qui vous respecte et vous stimule à la fois.

Dans tous ces cas, un bilan de compétences sensible au HPI peut vous offrir un espace sécurisé, exigeant, et profondément transformateur.

Un accompagnement centré sur la personne, pas sur l’étiquette

Vous n’avez pas besoin d’un « bilan HPI » avec des outils spécifiques ou un protocole différent. Ce dont vous avez besoin, c’est d’un cadre intelligent, exigeant et bienveillant, dans lequel vous pouvez explorer ce qui vous anime, sans être jugé·e ni réduit·e à un profil.

Un professionnel qui connaît de l’intérieur les logiques du haut potentiel, et qui sait accompagner ces cheminements, peut faire une différence décisive.

Envie de remettre votre singularité au cœur de votre vie professionnelle ?

Chez Eklosia, nous proposons un accompagnement respectueux de votre rythme et de votre complexité, que vous soyez HPI identifié·e, en questionnement, ou simplement en quête de cohérence.

Un entretien gratuit vous permet de vérifier si notre approche vous correspond.

 

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Les HPI sont-ils en échec scolaire ?

Les HPI sont-ils en échec scolaire ?

Les HPI sont-ils en échec scolaire ? Ce que dit la recherche

Votre enfant est HPI et pourtant, ses bulletins sont en demi-teinte. Vous vous demandez s’il est “sous-performant”, voire en décrochage. La question se pose : les HPI sont-ils en échec scolaire ?

La réponse courte est non : la majorité des élèves à haut potentiel réussissent bien à l’école. Mais il existe des situations plus complexes, où l’intelligence ne suffit pas à compenser un manque de méthode ou un besoin pédagogique non comblé. On fait le point.

Un mythe entretenu par des représentations dépassées

Pendant des années, la figure de l’élève HPI en souffrance scolaire a été popularisée par des ouvrages et des formations aux accents très médiatiques. On a parlé de “zèbres”, de “pensée en arborescence”, d’“hypersensibilité systématique” et d’un taux d’échec massif supposé chez les jeunes HPI. Ces affirmations ont rencontré un écho important auprès de nombreuses familles.

Mais que disent les faits ?

Les données scientifiques contredisent l’idée d’un échec massif

De larges études menées sur des cohortes d’élèves montrent qu’un QI supérieur à 130 est, en général, un facteur de réussite scolaire. Selon les données du Panel DEPP 2007 et d’études récentes comme celles de Ramus & Gauvrit (2023), moins de 2 % des élèves HPI présentent un réel échec scolaire.

De plus, les jeunes HPI ne présentent pas plus de troubles anxieux ou dépressifs que les autres, et semblent même un peu plus protégés des troubles des apprentissages (dyslexie, dyspraxie…) que la population générale.

Autrement dit : le haut potentiel n’est pas un facteur de fragilité en soi.

Alors pourquoi certains HPI sont-ils en difficulté ?

Les chercheurs s’accordent toutefois sur deux éléments importants :

1. Une co-occurrence possible avec des troubles spécifiques

Certains jeunes cumulent un haut QI avec un trouble des apprentissages ou un TDAH, ce qui peut expliquer leurs difficultés. Dans ces cas-là, ce n’est pas le haut potentiel qui est en cause, mais le trouble associé – souvent mal repéré chez ces profils dits “à double exceptionnalité”.

2. Un système scolaire qui s’adapte encore mal

L’école française peine parfois à proposer des ajustements pédagogiques adaptés : enrichissement du programme, accélération, tutorat… Ces aménagements, pourtant bien documentés dans la littérature internationale, sont appliqués de façon inégale. Résultat : des élèves qui s’ennuient, se démotivent ou “freinent” pour s’adapter au rythme général de la classe.

Ce que l’on oublie souvent : le rôle de la méthodologie

Au-delà des troubles et des questions pédagogiques, un facteur essentiel est trop souvent négligé : la maîtrise des méthodes de travail.

Beaucoup de jeunes HPI ont été en réussite sans effort particulier à l’école primaire. Mais au collège, puis au lycée, les exigences changent : il ne suffit plus de comprendre vite, il faut savoir apprendre, s’organiser, structurer ses réponses. Or, certains HPI, habitués à la facilité, peinent à développer ces compétences clés. Ils peuvent alors développer un état d’esprit fixe : ils évitent les efforts par peur de l’échec, doutent d’eux-mêmes dès que la réussite n’est pas immédiate, et se sentent démunis face à la complexité.

Cela ne relève ni d’un trouble, ni d’un manque d’intelligence, mais bien d’un besoin d’accompagnement méthodologique ciblé.

En conclusion : non, les HPI ne sont pas voués à l’échec… mais ils peuvent avoir besoin d’aide

Le haut potentiel n’est pas un handicap. Ce n’est pas non plus une garantie de réussite automatique. Certains élèves brillants peuvent se retrouver en difficulté si leurs besoins spécifiques ne sont pas identifiés ou si leurs compétences méthodologiques ne sont pas construites.

Plutôt que de pathologiser à tort, il est plus utile de :

  • vérifier s’il existe un trouble associé,

  • clarifier les attentes de l’école,

  • proposer un accompagnement centré sur l’apprentissage efficace.

Votre enfant est HPI et semble démotivé ou désorganisé dans son travail scolaire ?

Un coaching structuré et bienveillant peut lui permettre d’acquérir les méthodes de travail qui lui manquent. C’est souvent le levier qui fait toute la différence.

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Vous avez peut-être un enfant à haut potentiel, à qui tout a toujours semblé facile. Dès l’école primaire, il lisait avant les autres, résolvait les problèmes de tête en un clin d’œil, comprenait les règles du jeu sans qu’on les lui explique. On lui disait souvent : « Tu es très intelligent ! »

Et pourtant, aujourd’hui, vous le sentez bloqué. Il refuse de se lancer quand c’est un peu difficile. Il abandonne vite. Parfois même, il préfère ne pas essayer plutôt que de prendre le risque de se tromper.

Ce comportement a un nom : l’état d’esprit fixe. Et il touche de nombreux jeunes HPI.

Ce qu’on appelle plus exactement « HPI état d’esprit fixe » décrit cette association fréquente entre haut potentiel et difficulté à accepter l’effort ou l’erreur.

Comprendre l’état d’esprit fixe

La psychologue américaine Carol Dweck a mis en lumière deux grandes façons de se représenter l’intelligence :

  • L’état d’esprit fixe : on pense que l’intelligence est innée, stable, qu’on l’a ou qu’on ne l’a pas.
  • L’état d’esprit de croissance : on pense que l’on peut développer ses compétences à force d’effort, de persévérance et de bonnes stratégies.

Lorsqu’un enfant grandit avec des réussites faciles et des compliments centrés sur son intelligence (« Tu es très doué ! »), il peut finir par croire que sa valeur dépend de cette facilité. Le jour où il rencontre un véritable obstacle, il se sent menacé. Faire un effort devient un aveu de faiblesse. Mieux vaut abandonner que risquer de prouver qu’on n’est pas si intelligent que ça.

Pourquoi les jeunes HPI développent un état d’esprit fixe ?

Leur trajectoire scolaire est souvent linéaire jusqu’au collège. Pas ou peu de difficultés, des succès obtenus sans vraie méthode de travail. Cela peut entretenir un mythe : celui de l’intelligence « pure », qui ne doit jamais rencontrer de résistance.

Chez les jeunes HPI, on observe alors :

  • Une grande peur de l’échec,
  • Une tendance à l’abandon rapide,
  • Des stratégies d’évitement (procrastination, refus de s’investir),
  • Une méfiance face à l’effort, parfois vécue comme une défaite personnelle.

Cela ne vient pas d’un manque de volonté. C’est une construction progressive, nourrie par l’expérience et les messages reçus (même bienveillants).

Comment repérer un état d’esprit fixe chez votre enfant ?

Voici quelques signaux qui peuvent vous alerter si vous suspectez un profil HPI à état d’esprit fixe :

  • Il fuit les activités où il n’est pas sûr de briller.
  • Il réagit mal à la moindre erreur.
  • Il préfère réussir sans effort que progresser avec persévérance.
  • Il se dévalorise rapidement : « Je suis nul », « J’y arriverai jamais ».

Il peut aussi montrer une forme d’orgueil fragile : se penser très bon, mais ne pas supporter d’être mis en difficulté.

Comment l’aider à adopter un état d’esprit de croissance ?

Bonne nouvelle : l’état d’esprit n’est pas figé. Il peut évoluer avec des expériences bien accompagnées.

Valorisez l’effort, pas le résultat

Plutôt que : « Bravo, tu es très fort ! », essayez :

« Tu as persévéré malgré la difficulté, c’est ce qui t’a fait progresser. »

Normalisez l’erreur

Rappelez-lui que l’erreur est une étape normale de l’apprentissage. Que les grands chercheurs, artistes, sportifs se sont tous trompés avant de réussir.

Créez des occasions de défi choisi

Lancez-lui des défis stimulants, à sa portée mais nécessitant un effort. Mieux vaut une activité exigeante où il progresse qu’une routine brillante sans résistance.

Parlez-lui du cerveau qui se muscle

Expliquez-lui que le cerveau fonctionne comme un muscle : plus on l’entraîne, plus il se renforce. Montrer des images d’IRM ou des schémas peut avoir un vrai impact.

Et si mon enfant refuse toute forme d’aide ?

Il arrive que les jeunes HPI à état d’esprit fixe se protègent derrière une carapace : ils refusent les conseils, minimisent leurs difficultés ou ironisent sur leur situation. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est souvent une manière de ne pas perdre la face.

Dans ce cas, un accompagnement extérieur, neutre et bienveillant, peut faire une vraie différence. En coaching scolaire, nous travaillons justement sur ces blocages : restaurer la confiance, revaloriser l’effort, redonner du sens aux apprentissages.

Ce qu’il faut retenir sur HPI et état d’esprit fixe

  • Les jeunes HPI sont particulièrement exposés au risque d’état d’esprit fixe.
  • Ce n’est pas une fatalité : avec les bons messages et les bons accompagnements, leur relation à l’effort peut évoluer durablement.
  • En tant que parent, vous avez un rôle clé pour aider votre enfant à construire une image positive de lui-même dans la durée.

Mise à jour du 19/06/2025

Il arrive aussi que chez les jeunes HPI, des troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie…) ou un trouble de l’attention (TDA/H) passent inaperçus, masqués par leurs capacités intellectuelles élevées qui permettent de compenser les difficultés  . En conséquence, une réticence à se mettre au travail, que l’on pourrait interpréter à tort comme de la paresse ou de l’ennui ou la manifestation d’un état d’esprit fixe, peut en réalité être liée à ces troubles sous-jacents. Dans ces situations, faire appel à un(e) psychologue ou neuropsychologue spécialisé(e) – capable de distinguer HPI, troubles associés et double exceptionnalité – peut s’avérer déterminant pour poser un diagnostic précis et proposer un accompagnement adapté .

Envie d’en savoir plus ? Je propose des accompagnements personnalisés pour aider les adolescents HPI à mieux se connaître, retrouver du plaisir à apprendre et se libérer des croyances qui les freinent. N’hésitez pas à me contacter pour un premier échange.

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Chaque adolescent HPI est unique. Pour certains, c’est l’organisation du travail qui pose problème ; pour d’autres, c’est le choix d’une orientation alignée avec leurs appétences profondes.

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Les HPI sont-ils en échec scolaire ?

Les HPI ne sont pas voués à l’échec scolaire. La majorité réussit bien, sauf en cas de trouble associé ou de manque de méthode. Cet article explore les idées reçues, les données scientifiques et les véritables causes des difficultés scolaires chez certains HPI, avec des pistes concrètes pour mieux les accompagner au quotidien.

Comment aider un adolescent HPI : école et orientation

Comment aider un adolescent HPI : école et orientation

Comment aider un adolescent HPI : pistes concrètes pour la scolarité et l’orientation

Comment aider un adolescent HPI à réussir sa scolarité ?

On les appelle parfois « précoces », « atypiques », ou encore « zèbres ». Mais derrière les étiquettes plus ou moins poétiques, il y a surtout des adolescents à haut potentiel intellectuel (HPI), dont le parcours scolaire peut être aussi fulgurant qu’irrégulier. Car non, être HPI ne garantit ni la réussite, ni la facilité, ni la motivation.

Alors comment aider un adolescent HPI à s’épanouir à l’école, à construire son orientation sans s’épuiser ni s’ennuyer ? À rebours des idées reçues, l’enjeu n’est pas de le pousser plus loin ou plus vite, mais de mieux comprendre son fonctionnement pour l’accompagner, de manière fine et adaptée.

Comprendre le profil HPI pour mieux l’aider à l’école

Dans la sphère scolaire, le profil HPI est généralement associé à un raisonnement rapide, une curiosité marquée, une pensée en arborescence, et une capacité à établir des liens complexes entre des notions éloignées. Mais ces qualités, souvent précoces, peuvent aussi masquer des fragilités.

Le besoin de sens, par exemple, est particulièrement fort. Lorsque les consignes semblent mécaniques ou que les activités n’offrent pas de défi intellectuel, la démotivation s’installe. L’élève ne se rebelle pas toujours, il peut simplement se retirer, faire le minimum, s’ennuyer — et parfois échouer, paradoxalement.

Autre trait fréquent : un perfectionnisme élevé, qui pousse à la procrastination. Mieux vaut ne rien faire que de mal faire. Enfin, nombre d’adolescents HPI peinent à structurer leur pensée dans un cadre scolaire contraint : leur richesse cognitive n’entre pas facilement dans des cases.

Ce qu’il faut éviter pour bien accompagner un adolescent HPI

L’erreur la plus fréquente consiste à croire qu’un adolescent HPI « n’a besoin de rien ». En réalité, il a surtout besoin de repères pédagogiques solides, de défis à sa mesure et de méthodes d’apprentissage adaptées.

Autre écueil : se reposer sur des mythes bien ancrés. Non, un HPI ne « préfère » pas forcément apprendre en mode visuel ou auditif. Les recherches récentes en sciences cognitives ont largement invalidé l’idée des styles d’apprentissage comme levier pédagogique. De même, les fameuses théories du cerveau droit et du cerveau gauche n’ont plus aucune assise scientifique.

Ce qui fonctionne, en revanche, ce sont des approches qui favorisent l’activation de la mémoire à long terme, l’autonomie cognitive, et la progressivité des apprentissages. Le tout dans un cadre suffisamment stimulant pour éviter le désengagement.

Quelles méthodes pour aider un adolescent HPI à apprendre ?

L’espacement : apprendre moins, mais mieux

Plutôt que de relire frénétiquement ses fiches la veille d’un devoir, espacer les révisions dans le temps améliore la mémorisation. Ce principe, appelé « spaced repetition », repose sur un constat simple : le cerveau retient mieux ce qu’il a oublié… puis réactivé.

Par exemple : réviser un chapitre en trois temps — J0, J+2, J+7 — permet une consolidation beaucoup plus efficace que trois heures consécutives le même jour.

La récupération active : se tester plutôt que relire

Là aussi, la recherche est formelle : s’auto-interroger (sous forme de QCM, flashcards ou quiz maison) produit un effet d’apprentissage supérieur à la relecture passive. Le fait de « chercher » la réponse, même sans réussir, mobilise les circuits de consolidation.

Un adolescent HPI gagne à intégrer cette méthode dans son quotidien, en particulier s’il a tendance à tout vouloir maîtriser d’un coup. Ces outils, accessibles et peu chronophages, l’aident à structurer ses savoirs sans surcharger son attention.

 

L’approfondissement par projet

Certains élèves HPI expriment un besoin fort de cohérence et de profondeur. Ils s’épanouissent dans des projets à long terme où ils peuvent explorer un sujet de manière transversale. Participer à un concours scientifique, créer un blog d’analyse, mener une enquête documentaire : autant d’activités qui mobilisent leurs compétences sans les enfermer dans un cadre purement scolaire.

Faut-il accélérer ou enrichir le parcours d’un adolescent HPI ?

Lorsqu’un adolescent s’ennuie franchement en classe malgré des efforts d’adaptation, deux options sont à considérer : l’accélération (par exemple un saut de classe ou une spécialité anticipée) et l’enrichissement (ajout de contenus ou projets sans modification du niveau scolaire).

La recherche montre que l’accélération, lorsqu’elle est bien accompagnée, ne nuit ni à l’équilibre socio-affectif ni à la réussite à long terme. Mais elle doit s’appuyer sur un dialogue approfondi entre l’élève, la famille, et l’équipe éducative.

L’enrichissement, quant à lui, permet de nourrir la curiosité sans couper l’élève de ses repères sociaux. Sections internationales, projets interdisciplinaires, spécialités rares : ces leviers sont particulièrement adaptés aux profils HPI dont l’ancrage relationnel est essentiel.

Orientation post-bac : aider un adolescent HPI à s’y retrouver

L’orientation reste souvent un casse-tête pour les familles d’adolescents HPI. Faut-il « viser haut » ? Faut-il au contraire « protéger » l’élève de filières jugées trop élitistes ? La réponse se situe ailleurs : dans l’alignement entre les centres d’intérêt, les compétences réelles, et le type d’apprentissage préféré.

Dès la 3e, des stages d’observation, des MOOC, ou des ateliers thématiques permettent d’explorer différents univers sans pression. Les questionnaires d’intérêts, comme ceux fondés sur le modèle RIASEC, donnent également des indications utiles.

Une stratégie Parcoursup adaptée

Parcoursup donne désormais accès aux attendus précis des formations. Il devient possible de les étudier finement pour construire un parcours cohérent, et pour rédiger des lettres de motivation adaptées.

Certaines formations comme les CPES, les licences doubles ou les prépas intégrées s’avèrent particulièrement adaptées aux profils HPI… à condition de bien en mesurer les exigences.

À cette étape du parcours, se pose à nouveau la question : comment aider un adolescent HPI à faire les bons choix sans le surcharger ni le freiner ?

 

Ressources utiles pour aller plus loin

Conclusion

Aider un adolescent HPI, ce n’est ni lui mettre la pression, ni le laisser seul face à ses performances. C’est lui offrir un cadre structurant et stimulant, où il peut exprimer ses forces tout en développant les compétences dont il aura besoin pour tenir la distance.

À l’heure des choix d’orientation, il ne s’agit pas d’aller vite ou loin, mais de marcher au bon rythme, dans la bonne direction.

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Chaque adolescent HPI est unique. Pour certains, c’est l’organisation du travail qui pose problème ; pour d’autres, c’est le choix d’une orientation alignée avec leurs appétences profondes.

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