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Pourquoi est-il si difficile de motiver un enfant atteint de TDA H ?

Pourquoi est-il si difficile de motiver un enfant atteint de TDA H ?

Pourquoi est-il si difficile de motiver un enfant atteint de TDAH?

Motiver un enfant atteint de TDAH peut sembler mission impossible pour de nombreux parents ou enseignants. Les méthodes traditionnelles – récompenses, punitions, encouragements – ne donnent pas les effets escomptés. Cela peut vite devenir décourageant. Mais pourquoi ces méthodes échouent-elles si souvent avec ces enfants ?

Explorons les raisons scientifiques pour lesquelles motiver un enfant atteint de TDAH demande une approche spécifique, et découvrons des stratégies réellement adaptées.

Un cerveau qui traite l’information différemment

Les enfants atteints de TDA/H ne manquent ni d’intérêt ni de volonté : leur cerveau fonctionne différemment. Plusieurs facteurs neurologiques expliquent pourquoi les stratégies classiques échouent :

  • Leurs fonctions exécutives (planification, attention, inhibition) sont altérées : ils peinent à filtrer les distractions et à se focaliser durablement.

  • Le TDA/H s’accompagne souvent d’un déficit en dopamine, neurotransmetteur essentiel à la motivation, au plaisir et à la régulation des efforts.

Leur charge cognitive est plus élevée : maintenir l’attention leur demande un effort considérable, souvent invisible, ce qui engendre frustration, démotivation et baisse de l’estime de soi.

Des perceptions négatives qui minent la motivation

Ces particularités neurologiques induisent souvent des pensées négatives face à la tâche :

  • « Je n’ai pas envie » : absence de désir ou de plaisir anticipé.

  • « Ça ne sert à rien » : perte de sens ou d’objectif.

  • « Je vais encore échouer » : peur de la honte ou de l’humiliation.

  • « On va m’en demander encore plus » : évitement du succès.

  • « Tu ne peux pas m’y obliger » : quête de contrôle personnel.

Ces réactions ne sont pas des caprices : elles traduisent une tentative de préservation de soi face à une surcharge cognitive ou émotionnelle.

Comment motiver un enfant atteint de TDAH: les leviers efficaces

1. Nommer et normaliser le trouble

Commence par expliquer à l’enfant ce qu’est le TDA/H. Ce n’est ni une tare ni une fatalité, mais un fonctionnement neurologique particulier. Il peut rendre certaines tâches plus difficiles, sans remettre en cause son intelligence ou sa valeur.

2. Clarifier les enjeux

Aide-le à comprendre que ses difficultés ne sont pas un manque d’effort, mais une difficulté à mobiliser les bons outils cognitifs. Cette mise en mots diminue la culpabilité et l’auto-dévalorisation.

3. Positiver les difficultés

Présente les obstacles comme des compétences à développer plutôt que comme des déficits. Exemple à lui dire : « Tu n’es pas incapable. Tu as besoin d’apprendre à fonctionner autrement. »

Construire la motivation de l’intérieur

Développer la conscience de soi

Encourage l’enfant à identifier les effets du TDA/H sur sa vie quotidienne. Qu’est-ce qui le gêne ? Quelles sont ses forces ? Ce travail de métacognition est un levier puissant d’autonomisation.

Adopter des stratégies concrètes

  • Apprendre à s’auto-évaluer : avant et après une tâche.

  • Être soutenu par un mentor ou coach : pour garder le cap.

  • S’entourer d’un groupe bienveillant : éviter l’isolement scolaire ou social.

  • Célébrer les progrès : même minimes. Cela renforce le circuit de la récompense.

Favoriser la mentalité de croissance : remplacer « je n’y arrive pas » par « je ne sais pas encore faire ».

Conclusion : la clé pour motiver un enfant atteint de TDAH, c’est l’ajustement

Motiver un enfant atteint de TDAH nécessite de sortir des schémas classiques. Ce n’est pas l’enfant qu’il faut “corriger”, mais bien l’environnement qu’il faut adapter. Une approche individualisée, bienveillante et fondée sur les sciences cognitives permet de bâtir une motivation plus stable et plus durable. En changeant notre regard, nous devenons les alliés de leur réussite.

Référence : Schultz, Jerome, Ph.D. « How Parents and Teachers Can Use Brain Science to Increase Motivation in Children with ADHD. » ADDitude. Consulté en septembre 2024.

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Pourquoi un enfant ne mémorise pas : causes et solutions

Pourquoi un enfant ne mémorise pas : causes et solutions

Pourquoi un enfant ne mémorise pas : comprendre, agir, accompagner

Pourquoi un enfant ne mémorise pas, alors qu’il passe du temps à réviser ? Cette question, vous vous l’êtes peut-être posée en observant votre fils ou votre fille s’appliquer… sans résultats durables. Rassurez-vous : cette situation est fréquente, et elle n’est ni irréversible, ni synonyme de mauvaise volonté.

Pendant mes 25 années dans l’Éducation nationale, j’ai souvent entendu cette inquiétude, exprimée par des parents démunis ou des enseignants perplexes. Et pour cause : de nombreux élèves apprennent leurs leçons sérieusement… pour les oublier quelques jours plus tard.

Mais alors, pourquoi un enfant ne mémorise pas ce qu’il apprend ? La réponse se trouve dans le fonctionnement même de notre mémoire.

Pourquoi un enfant ne mémorise pas ce qu’il apprend : l’explication scientifique

Le cerveau humain est programmé pour oublier rapidement ce qui ne lui semble pas indispensable. C’est ce qu’a démontré le psychologue allemand Hermann Ebbinghaus avec la célèbre courbe de l’oubli. Même si une information est parfaitement acquise à un instant T, elle commence à s’effacer très vite… à moins d’être consolidée.

Le cerveau, très économe en énergie, ne conserve durablement que ce qui est utilisé régulièrement. En somme, la mémoire fonctionne comme un muscle : ce qu’on ne sollicite pas s’atrophie, ce qu’on exerce se renforce.

Apprentissage et répétition espacée : une réponse concrète quand un enfant ne mémorise pas

Si vous cherchez comment aider un enfant qui ne mémorise pas, la méthode de la répétition espacée offre une piste efficace, validée par la recherche en sciences cognitives.

Son principe ? Revoir les informations à intervalles croissants, avant qu’elles ne soient complètement oubliées. Contrairement aux « bachotages » de dernière minute, elle favorise une mémorisation en profondeur.

Les avantages de cette méthode :

  • Elle lutte activement contre l’oubli naturel.

  • Elle rend l’apprentissage plus efficace en moins de temps : plusieurs sessions courtes valent mieux qu’une longue.

  • Elle réduit le stress : plus besoin d’apprendre dans l’urgence.

Comment appliquer la méthode avec un enfant qui ne mémorise pas

Utiliser des flashcards

Les flashcards sont des cartes mémoire à double face. On écrit une question d’un côté, la réponse de l’autre. Leur utilisation dans un système de répétition espacée est redoutablement efficace :

  • Le jour ou le lendemain de l’apprentissage

  • Trois jours plus tard

  • Une semaine après

  • Puis un mois après

  • Et enfin tous les deux à trois mois

💡 Astuce : regroupez les cartes dans une boîte. Celles que votre enfant maîtrise peuvent être mises de côté, les autres repassent dans le jeu pour être revues.

Utiliser des applications gratuites

Des outils comme Anki ou Quizlet intègrent directement des algorithmes de répétition espacée. Ils conviennent dès le collège, et permettent un suivi personnalisé des révisions.

Pourquoi un enfant ne mémorise pas malgré tous les efforts : penser aussi aux troubles des apprentissages

Parfois, malgré une bonne hygiène de travail et l’utilisation des méthodes les plus efficaces, la mémorisation reste difficile. Dans ce cas, il est important de ne pas culpabiliser votre enfant ni vous-même.

Certains troubles cognitifs peuvent perturber la mémoire de travail, la concentration ou le traitement des informations. Un trouble du langage écrit (dyslexie), un trouble de l’attention (TDAH) ou un trouble mnésique spécifique peuvent passer inaperçus au début, surtout chez les enfants intelligents et volontaires.

Si vous avez un doute, ou si les difficultés persistent malgré les conseils de cet article, n’hésitez pas à consulter un orthophoniste ou un neuropsychologue. Un bilan peut permettre de comprendre l’origine du problème et de mettre en place des aides ciblées.

Les bénéfices à long terme : apprendre à mémoriser, c’est apprendre à réussir

Lorsque votre enfant comprend comment fonctionne sa mémoire, il ne se contente plus de « bachoter ». Il développe des compétences essentielles pour sa scolarité et au-delà :

  • Une mémoire durable, qui facilite les apprentissages futurs

  • Une autonomie accrue, grâce à une meilleure maîtrise de ses révisions

  • Une confiance retrouvée, car les résultats suivent enfin les efforts

Et après ? Accompagner votre enfant dans la durée

Il ne suffit pas d’apprendre, encore faut-il savoir comment s’y prendre. C’est tout l’enjeu du coaching scolaire, qu’il soit individuel ou collectif.

Grâce à un accompagnement personnalisé, votre enfant apprend à utiliser les bons outils, à gérer son temps, à organiser ses révisions et à retrouver le plaisir d’apprendre.

👉 Découvrez le programme de coaching individuel : « 6 heures pour réussir »
👉 Découvrez le programme de coaching collectif : « 12 semaines pour booster ses compétences »

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La méthode Feynman

La méthode Feynman

La méthode Feynman: l’outil idéal pour un apprentissage solide 📚

Ètudiant 🎓, parent d’étudiant 👨‍👩‍👧 ou simplement quelqu’un qui cherche à mieux comprendre le monde 🌍, apprendre vous concerne. L’apprentissage est un processus qui nous accompagne tout au long de notre vie. La méthode Feynman, inspirée du physicien Richard Feynman, offre une approche efficace pour assimiler des informations de manière efficace et durable. Cette méthode est au centre de notre pratique d’accompagnement des lycéens et étudiants.

Comprendre plutôt que mémoriser 🤔

La première étape de cette méthode consiste à s’immerger dans le sujet. Au lieu de se contenter de mémoriser des informations, il faut chercher à les comprendre. Cela peut passer par la lecture 📖, le visionnage de vidéos 🎥 ou l’écoute de conférences 🎧.

L’idée est de construire une véritable compréhension du sujet, en reliant les nouvelles informations à ce que l’on sait déjà.

Pour le lycéen ou l’étudiant, cela signifie explorer l’ensemble des informations disponibles. Il s’agit du cours, mais aussi du manuel ou de vidéos, d’articles, etc..

L’importance d’expliquer 💬

Une fois que vous avez une base solide sur le sujet, essayez d’expliquer ce que vous avez appris à quelqu’un d’autre, ou même à vous-même. Cet exercice d’enseignement est un excellent moyen de tester votre compréhension. Si vous trouvez difficile d’expliquer un concept, c’est probablement parce que vous ne l’avez pas encore totalement assimilé. Retournez alors à vos sources et approfondissez ces zones floues.

Dans le programme « 6 heures pour réussir », notre approche est un peu simplifiée. Chaque séance de travail sur un cours commence par une phase d’auto-évaluation. Il s’agit de prendre une feuille et de noter tout ce que l’on sait sur le sujet, comme ça vient. Puis d’essayer progressivement de le structurer. Une fois cette phase de recherche terminée, on retourne vers le cours et les ressources dont on dispose pour rechercher ce qui manque.

Ensuite, on reprend sa feuille pour compléter de mémoire. Cet aller-retour entre le cours et la feuille blanche doit durer jusqu’à avoir réussi à tout restituer.

Pourquoi ça marche? Un regard sur le cerveau 🧠

D’un point de vue neuroscientifique, cette méthode d’enseignement active des parties spécifiques du cerveau qui renforcent la mémorisation. En expliquant un concept, nous créons et renforçons des connexions neuronales, ce qui facilite la rétention de l’information. De plus, en identifiant les zones d’incertitude et en y revenant, nous engageons notre cerveau dans un apprentissage actif, bien plus efficace que la simple relecture.

Simplifier pour mieux comprendre ✍️

La dernière étape de la méthode Feynman est la simplification. Après avoir enseigné le sujet, prenez un moment pour le résumer dans vos propres mots, de la manière la plus simple possible. Cela vous aidera non seulement à consolider votre compréhension, mais aussi à rendre l’information plus accessible pour une future révision ou discussion.

En conclusion 🌟

L’apprentissage ne se limite pas aux années d’études. C’est un voyage qui dure toute la vie. Que vous cherchiez à acquérir de nouvelles compétences, à aider votre enfant dans ses études ou simplement à satisfaire votre curiosité, la méthode Feynman est un outil précieux pour rendre cet apprentissage plus efficace et plus agréable. En comprenant profondément et en partageant nos connaissances, nous enrichissons non seulement notre propre vie, mais aussi celle de ceux qui nous entourent.

Cette méthode est intégrée au programme « 6 heures pour réussir » proposé par Eklosia à destination des lycéens et des étudiants. Ce programme vise à fournir des outils et des techniques éprouvés pour maximiser le potentiel d’apprentissage et réussir dans le monde académique.

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Faire des flashcards

Faire des flashcards

Voici un guide étape par étape pour vous aider, vous et votre adolescent, à faire des flashcards efficaces pour une étude optimale.

Étape 1 : Revoir la leçon

Remémoration active :

Demandez à votre adolescent de lire attentivement sa leçon.
Ensuite, sans regarder le livre, demandez-lui d’écrire ce dont il se souvient. Cela active la mémoire et commence à ancrer les informations.
Comparez avec le texte original et discutez des points manqués ou mal compris.

Étape 2 : Identification des points clés

Soulignez ou notez :
Encouragez votre adolescent à identifier et à souligner les points clés et les informations cruciales de la leçon.
Créez une liste de ces points pour référence future. Ils serviront de base pour constituer les flashcards.

Étape 3 : Création des flashcards

Matériel nécessaire :
Cartes vierges ou papier cartonné
Stylos ou marqueurs de couleur
Éventuellement, une application de flashcards
Processus :
En haut du recto, notez :
La matière de façon codée : par ex. HG pour histoire géographie.
Le numéro de la fiche
Utilisez un code couleur pour identifier plus rapidement les matières.
Recto de la carte : Écrivez ensuite une question, un mot à traduire ou un mot-clé.
Verso de la carte : Notez la réponse, la traduction ou l’explication.
Utilisez des couleurs pour catégoriser les informations (par exemple, rouge pour les dates, bleu pour les faits, etc.)

Étape 4 : apprendre avec les flashcards

Technique de révision :
Il faut commencer par se poser les questions posées sur chaque flashcard (recto).
En fonction de la réponse, séparez-les en deux piles pendant la révision : « Je sais » et « Je ne sais pas »
Concentration sur les erreurs :
Faites une pile avec les fiches dont vous connaissez la réponse. Pile « Je sais »
Remettez à l’arrière de celles que vous avez à la main celles dont vous ne connaissez pas la réponse. Pile « Je ne sais pas ».
Répétition ciblée :
Continuez à réviser la pile « Je ne sais pas » jusqu’à ce que chaque carte soit correctement répondue et déplacée dans la pile « Je sais ».
Objectif :
La session de révision est considérée comme complète lorsque toutes les cartes ont été déplacées dans la pile « Je sais ».
Révision régulière :
Même si une carte est dans la pile « Je sais », assurez-vous de la réviser de temps en temps pour maintenir la mémoire fraîche.
Cette méthode, souvent appelée « Leitner System », assure que l’attention est portée sur les informations qui ne sont pas encore solidement ancrées dans la mémoire, tout en ne négligeant pas la révision des connaissances déjà acquises. Cela crée un processus d’apprentissage efficace et ciblé, assurant que chaque session de révision est optimisée pour renforcer les zones faibles.

Variantes :

Commencez en prenant les cartes Verso au-dessus et cherchez la question posée.
Mélangez les matières de manière à améliorer votre flexibilité et votre plasticité cérébrale.

Étape 5 : Révision et ajustement

Évaluation des méthodes :


Après un certain temps, évaluez l’efficacité des flashcards.


Ajustez les informations si nécessaire, en ajoutant ou en supprimant des détails pour optimiser l’apprentissage.

Conseils supplémentaires à l’attention des parents :

Soyez impliqué.e dans le processus d’apprentissage.

Testez votre adolescent avec les flashcards et discutez des réponses.


Pour favoriser un état d’esprit de croissance : ne félicitez pas votre enfant pour ses capacités, mais félicitez les efforts et les progrès, et surtout encouragez une attitude positive envers l’apprentissage.


Assurez-vous que la révision est régulière et non bâclée au dernier moment.

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Développer un état d’esprit de croissance

Développer un état d’esprit de croissance

L’adolescence est une période de grands changements et de découvertes, tant pour nos enfants que pour nous. En tant que parent, l’un des défis majeurs est développer l’état d’esprit de croissance de nos adolescents.

Avez-vous déjà entendu parler des états d’esprit « fixe » et « de croissance »?

1️⃣ État d’esprit FIXE :

  • « Je ne suis tout simplement pas doué pour les maths. »
  • Évite les défis par crainte de l’échec.
  • Se décourage rapidement face aux obstacles.
  • Voit l’effort comme futile.
  • Fuit les critiques et a du mal à accepter les retours.
  • Peut ressentir de la jalousie ou de l’envie face au succès des autres.

2️⃣ État d’esprit de CROISSANCE :

  • « Je ne comprends pas encore les maths, mais je vais y travailler. »
  • S’attaque aux défis avec enthousiasme.
  • Persévère malgré les difficultés.
  • Voit l’effort comme un chemin vers l’amélioration.
  • Utilise les critiques comme des opportunités d’apprentissage.
  • Se sent inspiré par le succès des autres.

⚠️ Ce qu’il faut absolument éviter pour ne pas alimenter un état d’esprit fixe chez nos adolescents ⚠️

L’étiquetage : Qualifier votre adolescent de « paresseux », « maladroit », « intelligent » ou tout autre étiquette réductrice peut enfermer l’enfant dans une identité figée.L’action: Plutôt que de le définir par une caractéristique, reconnaissez et valorisez leurs efforts, leurs progrès et leurs compétences spécifiques.

Transférer involontairement vos propres peurs ou insécurités sur votre adolescent, par exemple en disant « Je n’ai jamais été bon en sport, c’est normal si tu ne l’es pas non plus », peut limiter leur envie d’essayer et de s’améliorer.L’action: Gardez une perspective ouverte et encouragez-les à découvrir leurs propres compétences et passions, indépendamment de vos expériences personnelles.

Protéger à l’excès : Empêcher votre adolescent d’affronter des difficultés ou des échecs en le protégeant excessivement peut l’empêcher de développer sa résilience et sa capacité à rebondir.L’action: Laissez-leur l’opportunité d’affronter des défis adaptés à leur âge et soyez là pour les soutenir et les guider dans leurs réflexions et leurs apprentissages.

À force de toujours trouver des solutions pour eux, vous risquez de les priver d’opportunités d’apprendre et de développer leur autonomie.L’action: Encouragez-les à réfléchir à des solutions par eux-mêmes, proposez-leur des pistes de réflexion plutôt que des solutions toutes faites.

Comparer votre adolescent à ses frères et sœurs, ses amis ou à vous-même à son âge peut générer de la frustration, de la jalousie et un sentiment d’infériorité.L’action: Chaque individu est unique et suit son propre parcours. Valorisez les réussites et progrès personnels de votre adolescent sans le mettre en compétition avec d’autres.

Ces erreurs, souvent commises avec de bonnes intentions, contribuent à un état d’esprit fixe. Être conscient de ces pièges et travailler activement à les éviter renforcera la confiance, l’autonomie et l’état d’esprit de croissance de nos adolescents.

✨ Comment pouvons-nous aider nos adolescents à cultiver un état d’esprit de croissance ?

Et moi, quel est mon état d’esprit ?

Nos adolescents nous observent. Nos réactions face à l’échec, notre attitude vis-à-vis des nouveaux défis, la manière dont nous acceptons ou non les critiques, tout cela forge inconsciemment leur propre état d’esprit. Interrogez-vous : Lorsque vous êtes confrontés à un obstacle, dites-vous souvent « Je n’y arriverai jamais » ou « Je vais trouver un moyen » ? Vos paroles et actions servent de modèle.

L’action: Passez une semaine à noter vos propres réactions face aux difficultés. Essayez de remplacer les pensées et paroles « fixes » par des affirmations orientées vers la croissance.

L’Importance:

Lorsque nos adolescents nous parlent de leurs défis, ce n’est pas toujours pour chercher une solution immédiate. Parfois, ils ont juste besoin de se sentir compris et validés dans leurs sentiments.

L’action: Lorsque votre adolescent vous parle d’un problème, au lieu de proposer directement une solution, posez des questions telles que « Comment te sens-tu à ce sujet ? » ou « Qu’aimerais-tu faire ensuite ? ». Ceci les encourage à réfléchir et à développer une autonomie de pensée.

Le paradigme :

Dans une culture souvent centrée sur les résultats et les récompenses, il est essentiel de recentrer l’attention sur le processus d’apprentissage. Un « Tu as travaillé dur pour ça ! » peut être plus impactant qu’un simple « Bravo pour cette note! ».

L’action : Lorsque votre adolescent partage une réussite ou un échec, demandez-lui d’abord comment il s’est préparé, quels ont été les défis et comment il les a surmontés.

Le Modèle :

Si vous décidez d’apprendre quelque chose de nouveau, de sortir de votre zone de confort, partagez cette expérience avec votre adolescent. Montrez-leur que l’apprentissage est un voyage qui continue tout au long de la vie.

L’action : Engagez-vous dans une nouvelle activité ou un hobby et partagez régulièrement vos progrès et vos difficultés avec votre adolescent.

L’Ouverture :

L’adolescence est le moment idéal pour explorer. Encourager les nouvelles activités permet de développer la résilience, la curiosité et la capacité à s’adapter aux changements.

L’action : Chaque mois, proposez à votre adolescent de tester une nouvelle activité, qu’il s’agisse d’un sport, d’un art ou même d’une nouvelle recette. Célébrez les petites victoires et apprenez des échecs ensemble.

Ces pistes, plus que de simples conseils, sont des invitations à entrer dans une dynamique de croissance commune avec nos adolescents. En tant que parents, nous avons la possibilité et la responsabilité de créer un environnement propice à l’épanouissement de cet état d’esprit positif.

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Comprendre le TDA/H

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité : TDA/H est à la fois très commun et mal connu.
Les personnes qui en sont affectées (enfants mais aussi adultes) n’en ont pas toujours conscience. Pourtant ce trouble affecte considérablement leur vie sociale, familiale, leur scolarité et plus tard leur vie professionnelle.

Gestion du temps et TDAH : comment aider votre ado à « voir » le temps pour mieux s’organiser

Apprendre à gérer son temps : comment aider votre ado TDA/H à « voir » le temps pour mieux s’organiser « Dépêche-toi, tu n’auras jamais le temps de finir ! » Si vous êtes mère d’un adolescent avec un TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité),...

Comment apprendre à s’organiser

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Comment apprendre à s’organiser efficacement au lycée : méthodes et astuces

Le lycée est une étape charnière. Entre les cours, les devoirs, les examens à préparer et la vie personnelle à gérer, les adolescents peuvent vite se sentir débordés. Et vous, en tant que parent, vous assistez parfois, impuissant, à une forme de désorganisation chronique : oublis, retards, procrastination. Pourtant, apprendre à s’organiser est une compétence qui s’acquiert — comme on apprend à faire du vélo ou à résoudre une équation.

Dans cet article, nous vous présentons une méthode rigoureuse et accessible pour permettre à votre enfant d’apprendre à planifier, prioriser et mieux gérer son travail au quotidien.

Pourquoi apprendre à s’organiser est si difficile pour un adolescent ?

S’organiser ne va pas de soi, surtout à l’adolescence. Les fonctions exécutives du cerveau — planification, anticipation, inhibition — sont encore en maturation. Et dans un monde saturé de sollicitations numériques, il devient plus difficile encore de structurer ses journées.

Pourtant, les recherches en neurosciences montrent qu’il est tout à fait possible d’entraîner le cerveau à adopter de nouvelles habitudes. À condition d’y aller progressivement, avec de la répétition, de la constance… et un peu de bienveillance.

Ancrer de nouvelles habitudes organisationnelles : les 4 étapes

1. Répéter

Chaque comportement que l’on répète renforce les connexions neuronales associées. Si un lycéen s’habitue à noter chaque jour ses tâches dans un agenda, papier ou numérique, il installe un automatisme qui deviendra naturel avec le temps.

2. Être constant

La constance est le moteur de l’automatisation. Choisir un moment fixe pour organiser sa journée — par exemple chaque soir après le dîner — facilite l’ancrage durable de l’habitude.

3. Faire preuve de patience

La tentation de “lâcher” au bout de quelques jours est fréquente. C’est normal. Mais apprendre à s’organiser, comme toute compétence, exige de la persévérance. Il faut laisser le temps au cerveau de s’adapter.

4. Valoriser les petits progrès

Célébrer une semaine sans oubli de devoir, ou une journée bien planifiée, augmente la motivation. Certaines applications de gestion du temps proposent même des récompenses symboliques (badges, statistiques, séries).

La méthode des « 3 P » : Prioriser, Planifier, Performer

Planifier : anticiper pour mieux gérer

Planifier, c’est choisir ce que l’on fait, quand et comment. Loin d’être une contrainte, cela libère l’esprit et réduit la charge mentale.

  • Utiliser un agenda (papier ou numérique) : y inscrire les cours, les devoirs, mais aussi les étapes intermédiaires pour les projets longs.

  • Prévoir sa semaine le dimanche soir : une vue d’ensemble permet de mieux répartir l’effort.

  • Fractionner les tâches complexes : par exemple, un exposé devient une suite d’étapes planifiables (recherche, rédaction, mise en forme, répétition).

Prioriser : distinguer l’urgent de l’important

Savoir prioriser, c’est éviter de perdre du temps sur des tâches secondaires quand l’essentiel reste à faire.

Quelques outils utiles :

  • Matrice d’Eisenhower : distinguer ce qui est urgent / important.

  • Méthode ABCD : classer les tâches selon leur importance.

  • Règle des 3 tâches : chaque matin, identifier les 3 tâches les plus importantes.

  • Règle des 2 minutes : si une tâche prend moins de 2 minutes, faites-la immédiatement.

Performer : passer à l’action sans se disperser

La meilleure organisation ne vaut rien si elle ne se traduit pas en actions concrètes. Pour cela, il faut protéger son temps d’étude.

Quelques astuces pour gagner en efficacité :

  • La méthode Pomodoro : 25 minutes de concentration / 5 minutes de pause.

  • Des pauses régulières : elles aident à recharger l’attention.

  • Limiter les distractions numériques : activer le mode avion, utiliser un bloqueur d’applis, ranger le téléphone.

Et si votre enfant n’y arrive toujours pas ?

Certains adolescents peinent à apprendre à s’organiser malgré tous les conseils et outils disponibles. Il ne s’agit pas toujours d’un manque de volonté. Un trouble des fonctions exécutives, un TDAH ou une surcharge émotionnelle peuvent être en cause. Dans ces cas, un accompagnement spécialisé peut faire une vraie différence.

Pour aller plus loin

Vous souhaitez aider votre adolescent à gagner en autonomie, retrouver de la confiance et structurer son travail scolaire ?

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