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Gribouillage et concentration : pourquoi dessiner peut aider à rester attentif

Gribouillage et concentration : pourquoi dessiner peut aider à rester attentif

Gribouillage et concentration : pourquoi dessiner peut aider à rester attentif

« Il gribouille, donc il n’écoute pas ? »

Dans de nombreuses classes, formations ou réunions, le gribouillage est spontanément interprété comme un signe de distraction, d’ennui ou de désengagement. Lorsqu’un élève ou un adulte dessine dans la marge de son cahier, l’hypothèse dominante reste celle d’un décrochage attentionnel.

Pourtant, certaines observations de terrain, ainsi que plusieurs travaux issus de la psychologie cognitive, invitent à nuancer cette lecture. Dans certains contextes précis, le gribouillage peut au contraire soutenir la concentration et limiter la perte d’attention.

La question n’est donc pas tant de savoir si une personne gribouille, mais à quoi ce gribouillage lui sert sur le plan cognitif.

De quoi parle-t-on exactement quand on parle de gribouillage ?

Dans cet article, le terme gribouillage désigne une activité graphique simple, répétitive et non figurative : traits, formes géométriques, motifs abstraits, sans intention esthétique particulière.

Il ne s’agit ni de dessin artistique, ni de prise de notes visuelle structurée, ni de schématisation volontaire des contenus.

Ce que l’on appelle couramment gribouillage correspond, dans la littérature anglo-saxonne, au terme doodling. Ce mot est souvent utilisé pour décrire une activité graphique spontanée, réalisée en parallèle d’une activité d’écoute, sans objectif créatif explicite.

Cette distinction est essentielle : tout dessin n’est pas équivalent sur le plan cognitif, et c’est précisément ce point qui permet de comprendre le lien entre gribouillage et concentration.

Comprendre l’attention : une ressource limitée et instable

L’attention n’est pas un état stable que l’on active à volonté. C’est une ressource limitée, fluctuante, sensible à la durée, au niveau de stimulation et au sens perçu de la tâche.

Dans les situations d’écoute prolongée — cours magistraux, conférences, formations descendantes — la sous-stimulation favorise la divagation mentale. Lorsque l’activité cognitive principale devient trop passive, l’esprit a tendance à se désengager, même en présence d’une intention sincère d’apprendre.

Dans ce contexte, l’enjeu n’est pas de « forcer » l’attention, mais de la réguler.

Double tâche et attention : un principe à manier avec prudence

La psychologie cognitive montre clairement que la double tâche dégrade le plus souvent la performance. Deux activités concurrentes sollicitant les mêmes ressources cognitives entrent en conflit.

Cependant, toutes les doubles tâches ne sont pas équivalentes.

Certaines activités secondaires, très peu coûteuses sur le plan cognitif, peuvent jouer un rôle de régulation sans interférer significativement avec la tâche principale.

Le gribouillage simple — ou doodling au sens strict — mobilise essentiellement des ressources visuo-motrices de bas niveau. Ces ressources sont faiblement concurrentes du traitement verbal auditif, ce qui explique pourquoi, dans certains cas, dessiner permet de mieux rester concentré sur ce qui est entendu.

Le gribouillage comme outil de régulation attentionnelle

Dans cette configuration, le gribouillage agit comme un engagement sensorimoteur minimal. Il contribue à maintenir un niveau d’éveil attentionnel suffisant, en limitant la divagation mentale et l’irruption de pensées parasites.

Il est important de souligner que le gribouillage n’augmente pas la capacité attentionnelle. Il ne rend pas plus intelligent, ni plus performant en soi.

En revanche, il peut stabiliser l’attention disponible, en particulier chez des personnes à attention fluctuante.

C’est dans ce sens précis que l’on peut parler d’un lien fonctionnel entre gribouillage et concentration.

Dans quels contextes le gribouillage peut-il aider à se concentrer ?

Le gribouillage régulateur est particulièrement pertinent dans :

  • les cours magistraux,
  • les situations d’écoute prolongée,
  • certaines formations d’adultes,
  • les réunions longues et peu interactives,
  • les phases de réception d’informations verbales.

En revanche, il devient contre-productif lorsque la tâche principale exige un raisonnement visuo-spatial central, une planification complexe ou une production écrite élaborée.

Pour quels profils cette stratégie est-elle pertinente ?

Cette modalité est fréquemment observée chez des personnes dont l’attention est naturellement fluctuante, et qui bénéficient d’une régulation motrice ou sensorielle légère pour rester engagées cognitivement.

Il ne s’agit ni d’un diagnostic, ni d’un marqueur pathologique. Le doodling n’est pas un signe de trouble, mais une stratégie fonctionnelle possible parmi d’autres, dépendante du contexte et de la tâche.

Quand le gribouillage devient un obstacle à la concentration

Le gribouillage cesse d’être régulateur lorsqu’il se complexifie.

Dès que le dessin devient narratif, esthétique ou planifié, il mobilise davantage de ressources cognitives et entre en concurrence avec la tâche d’apprentissage.

Autrement dit, ce n’est pas le fait de dessiner qui pose problème, mais le niveau d’engagement cognitif requis par le dessin lui-même.

Poser un cadre éducatif clair

Pour que le gribouillage reste un outil au service de la concentration, il doit être :

  • explicitement autorisé,
  • clairement non évalué,
  • limité à des formes simples,
  • expliqué comme une stratégie possible de régulation attentionnelle.

Sans cadre explicite, le gribouillage risque d’être mal interprété, interdit à tort, ou au contraire détourné de sa fonction initiale.

Du gribouillage régulateur au gribouillage cognitif

Au-delà de cette fonction attentionnelle, certaines approches — notamment anglo-saxonnes — proposent un autre usage du doodling.

Il ne s’agit plus seulement de rester attentif, mais de penser avec le dessin.

Dans cette perspective, le gribouillage devient intentionnel, structurant, et participe directement au raisonnement. Le dessin n’est plus périphérique, il devient central.

Dessiner pour comprendre, pas pour représenter

Dans ces approches, le dessin est volontairement simple, imparfait, personnel. Il ne vise pas l’esthétique mais l’externalisation de la pensée.

Ce type de doodling cognitif peut favoriser la compréhension, la mémorisation et l’engagement intellectuel, à condition d’être guidé et utilisé à des moments appropriés.

Deux usages distincts à ne pas confondre

Il est essentiel de distinguer clairement :

  • le gribouillage régulateur :

    activité périphérique, faible coût cognitif, soutien de la concentration ;

  • le gribouillage cognitif (doodling intentionnel) :

    activité centrale, coût cognitif assumé, outil de structuration de la pensée.

Les confondre conduit soit à surestimer les effets du dessin, soit à disqualifier une stratégie attentionnelle pourtant fonctionnelle.

Conclusion

Le gribouillage n’est ni un signe automatique de désengagement, ni une solution miracle aux difficultés de concentration.

C’est un outil possible de régulation de l’attention, ou de structuration de la pensée, selon l’usage qui en est fait.

La question pertinente n’est donc pas :

« Est-ce qu’il gribouille ? »

mais bien :

« À quoi ce gribouillage lui sert-il ici et maintenant ? »

Et si le gribouillage de votre enfant était un signal à comprendre plutôt qu’un comportement à corriger ?

Si votre enfant gribouille souvent en classe, pendant ses devoirs ou lorsqu’il écoute, la question n’est pas de savoir s’il est attentif « comme on l’attend », mais comment il régule réellement son attention.
Chez certains adolescents, ces comportements sont des ajustements fonctionnels ; chez d’autres, ils masquent une fatigue attentionnelle, une surcharge cognitive ou des stratégies d’apprentissage peu efficaces.

En tant que parent, il n’est pas toujours simple de distinguer ce qui relève d’une stratégie utile de ce qui freine les apprentissages.

👉 Un diagnostic des difficultés scolaires permet de faire le point de manière rigoureuse, sans étiquetage ni jugement, en analysant le fonctionnement attentionnel, les stratégies d’apprentissage et les besoins spécifiques de votre enfant.

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Que répondre quand un adolescent dit qu’une matière ne lui servira jamais

Que répondre quand un adolescent dit qu’une matière ne lui servira jamais

Que répondre quand un adolescent dit que « ça ne lui servira jamais » ?

Comprendre et dépasser le rejet d’une matière scolaire

« Cette matière ne m’intéresse pas, de toute façon ça ne me servira jamais à rien. »

Beaucoup de parents et d’enseignants entendent un jour cette phrase, souvent formulée avec une assurance déconcertante. Lorsqu’un adolescent rejette ainsi une matière scolaire, la réaction spontanée de l’adulte est rarement satisfaisante. Les réponses les plus courantes — « tu verras plus tard », « c’est au programme », « fais-moi confiance » — manquent de consistance et ferment généralement le dialogue.

Pourtant, savoir que répondre quand un adolescent dit qu’une matière ne lui servira jamais est un enjeu éducatif réel. Non parce que cette affirmation serait fondée, mais parce qu’elle révèle une manière spécifique de penser l’apprentissage, fréquente à l’adolescence, et largement décalée de la réalité du développement cognitif et des trajectoires de vie.

Quand un adolescent dit qu’une matière ne sert à rien, il projette un futur simplifié

Lorsqu’un adolescent affirme qu’une matière scolaire ne lui servira jamais, il raisonne à partir d’un futur qu’il imagine stable, prévisible et linéaire. Il anticipe un métier, une trajectoire, parfois même un mode de vie, et évalue chaque apprentissage uniquement à l’aune de cette projection. Ce raisonnement est cohérent avec son stade de développement, mais il repose sur une illusion : celle de pouvoir anticiper avec précision ses besoins futurs.

Or, les parcours scolaires et professionnels réels sont rarement rectilignes. Réorientations, bifurcations, reprises d’études, changements de contexte ou de contraintes font partie de la norme, non de l’exception. Demander à un adolescent de sélectionner ses apprentissages en fonction de leur utilité immédiate revient à lui faire prendre des décisions durables à partir d’une représentation du futur encore très partielle.

Dire qu’« on ne sait jamais de quoi demain sera fait » n’est donc pas une pirouette rhétorique. C’est une description fidèle de la réalité des trajectoires humaines.

L’utilité des matières scolaires ne se limite pas à une application directe

Une confusion fréquente consiste à réduire l’apprentissage scolaire à une logique d’usage immédiat. Une matière serait utile si elle sert explicitement dans un métier futur, inutile dans le cas contraire. Cette manière de penser l’école est profondément réductrice.

Les matières scolaires ne visent pas uniquement à transmettre des savoirs directement mobilisables. Elles constituent aussi un espace d’entraînement intellectuel dans lequel l’élève apprend à raisonner, à structurer sa pensée, à manipuler des concepts, à persévérer face à la difficulté, à tolérer l’incertitude et l’erreur. Ces capacités ne sont pas attachées à une discipline unique, ni immédiatement visibles, mais elles sont déterminantes sur le long terme.

Autrement dit, ce que développe un élève dépasse largement le contenu apparent de la matière qu’il juge inutile. Le raisonnement mathématique, l’analyse de texte, la compréhension historique ou l’expérimentation scientifique mobilisent des opérations mentales différentes et complémentaires. Considérer qu’une matière scolaire « ne sert à rien » revient à ignorer cette complémentarité et à appauvrir le développement global.

Les apprentissages scolaires se renforcent mutuellement

Un autre point souvent méconnu, lorsque l’on cherche quoi répondre à un adolescent qui rejette une matière, est le fait que les apprentissages ne fonctionnent pas en silos. Le développement des compétences n’est ni compartimenté ni strictement additif. Les fonctions cognitives se construisent de manière interdépendante.

Travailler la rigueur logique dans une discipline soutient la compréhension dans une autre. Enrichir le langage facilite le raisonnement abstrait. Apprendre à structurer une démonstration aide à organiser sa pensée dans d’autres contextes. Ce que l’on désigne parfois par l’expression de « développement mutuel » renvoie à cette réalité : les apprentissages scolaires se renforcent les uns les autres, même lorsque leurs contenus semblent éloignés.

Ainsi, une matière perçue comme inutile par l’adolescent peut jouer un rôle discret mais réel dans la consolidation de compétences qu’il juge, par ailleurs, plus centrales.

Le sens d’un apprentissage n’est pas toujours immédiat

Un malentendu majeur entre adultes et adolescents concerne la temporalité du sens. L’adolescent attend souvent de comprendre immédiatement à quoi sert ce qu’on lui demande d’apprendre. Or, dans de nombreux cas, le sens d’un apprentissage scolaire n’apparaît qu’après coup, parfois plusieurs années plus tard, lorsque de nouvelles situations viennent réactiver des savoirs ou des modes de raisonnement antérieurs.

Reconnaître ce décalage permet de ne pas disqualifier le ressenti de l’élève. Oui, il est possible qu’il ne voie pas l’utilité d’une matière aujourd’hui. Cela ne signifie ni qu’elle n’existe pas, ni qu’elle n’émergera jamais. Exiger une adhésion immédiate est irréaliste. Maintenir l’apprentissage malgré l’absence de sens perçu constitue en revanche une posture éducative cohérente.

Le rejet d’une matière comme réaction émotionnelle

Il serait toutefois réducteur de considérer que le « ça ne me servira jamais » relève uniquement d’un raisonnement, même imparfait, sur l’utilité future des apprentissages. Dans de nombreux cas, cette affirmation constitue aussi une réaction émotionnelle, formulée sous une apparence rationnelle.

Pour certains adolescents, le rejet d’une matière s’ancre dans un vécu d’échec répété, de difficulté persistante ou de sentiment d’incompétence. Lorsque les efforts fournis ne produisent pas les résultats espérés, lorsque la comparaison avec les autres devient douloureuse, dévaluer la matière permet de préserver l’estime de soi. Dire qu’elle « ne sert à rien » revient alors à transformer une difficulté subie en rejet choisi. Ce mécanisme, protecteur à court terme, évite d’avoir à affronter le sentiment de ne pas y arriver.

Dans d’autres situations, ce n’est pas tant la matière elle-même qui est rejetée que ce qu’elle représente sur le plan relationnel. La relation pédagogique joue un rôle central dans l’engagement scolaire. Un adolescent peut se détourner d’un enseignement parce qu’il s’y sent jugé, incompris, dévalorisé ou en insécurité. Le désintérêt affiché masque alors un malaise relationnel plus qu’un désaccord avec les contenus enseignés.

Dans ces configurations, répondre uniquement sur le registre rationnel — en expliquant à quoi la matière pourra servir plus tard — s’avère souvent insuffisant. Non parce que ces arguments seraient faux, mais parce qu’ils ne rencontrent pas la véritable source du rejet. Tant que la dimension émotionnelle reste ignorée, le dialogue a peu de chances de se réouvrir durablement.

Reconnaître cette possibilité ne signifie ni excuser le désengagement ni renoncer aux exigences scolaires. Cela permet en revanche de comprendre que le « ça ne me servira jamais » peut être un signal, indiquant qu’un travail est nécessaire non seulement sur le sens des apprentissages, mais aussi sur le rapport à l’échec, à la difficulté ou à la relation éducative.

Apprendre à l’école, c’est préserver des possibles

Renoncer trop tôt à certains apprentissages scolaires n’est jamais neutre. Cela réduit le champ des options futures, parfois de manière invisible. Il ne s’agit pas d’affirmer qu’une matière servira forcément, mais de rappeler qu’un socle large offre des marges de manœuvre. Plus les bases sont diversifiées, plus l’individu est capable de s’adapter à des situations nouvelles, imprévues ou contraignantes.

Dans cette perspective, l’école ne forme pas à un futur précis, mais à la capacité de faire face à des futurs possibles. Elle ne prépare pas à un métier unique, mais à la complexité du réel.

Quelle position éducative tenir face à un adolescent qui rejette une matière ?

Face à un adolescent qui affirme qu’une matière ne lui servira jamais, l’enjeu n’est pas de gagner un débat ni de produire une démonstration imparable. Il s’agit surtout de tenir une position éducative stable, qui ne repose ni sur l’autorité brute ni sur des promesses vagues.

Expliquer que l’on apprend aussi pour développer des capacités, que les trajectoires sont imprévisibles, que le sens peut émerger plus tard et que renoncer trop tôt ferme des portes constitue un cadre à la fois ferme et respectueux. Ce cadre ne nie pas le ressenti de l’adolescent, mais il ne lui délègue pas non plus la responsabilité de décider seul de ce qui mérite d’être appris.

Dans de nombreux cas, cette posture suffit à sortir de l’impasse et à redonner aux adultes une parole légitime, sans entrer dans une confrontation stérile.

Quand le dialogue devient difficile avec votre adolescent

Même en tenant une position éducative claire et argumentée, il arrive que le dialogue reste bloqué. Certains adolescents ont besoin d’un espace tiers, neutre et sécurisé, pour interroger leur rapport aux apprentissages, au sens de l’école et à leur avenir, sans se sentir pris dans un face-à-face permanent avec leurs parents.

Dans ces situations, un accompagnement psychopédagogique ou un bilan d’orientation peut aider votre enfant à mieux comprendre son fonctionnement, ses besoins et les enjeux réels de sa scolarité, tout en vous redonnant, à vous parents, des repères clairs pour l’accompagner sans conflit inutile.

Si vous le souhaitez, vous pouvez découvrir les modalités d’accompagnement proposées par Eklosia, à destination des adolescents et de leurs familles, ou prendre contact pour échanger sur votre situation et vos questions spécifiques.

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Apprendre à apprendre adulte

Apprendre à apprendre adulte

Apprendre à apprendre adulte : les processus essentiels pour apprendre efficacement

Apprendre à l’âge adulte n’a rien d’évident.

Contrairement à ce que l’on imagine souvent, ce n’est pas une question d’intelligence, de motivation ou de volonté. Beaucoup d’adultes ont parfaitement conscience de leur besoin d’être plus efficaces dans leurs apprentissages — en formation, en reconversion, au travail — mais ne savent pas comment s’y prendre concrètement.

Apprendre à apprendre adulte ne repose pas sur des recettes miracles. Cela mobilise plusieurs processus cognitifs interdépendants, qui doivent être organisés, entraînés et régulés. Lorsqu’un seul de ces processus fait défaut, l’apprentissage devient coûteux, lent ou décourageant.

Voici les principaux leviers à connaître pour apprendre efficacement à l’âge adulte.

1. Orienter et soutenir l’attention

Apprendre suppose d’abord une intention d’apprendre et une attention suffisante.

Mais l’attention n’est ni permanente ni illimitée. Chez l’adulte, elle est souvent fragmentée par les contraintes professionnelles, familiales, émotionnelles ou par la fatigue cognitive.

Apprendre à apprendre adulte implique donc de considérer l’attention comme une ressource à organiser et à protéger, et non comme un état que l’on devrait maintenir en continu.

L’attention est favorisée par :

  • le sens perçu de ce que l’on apprend,
  • la clarté des objectifs (ce que je dois savoir faire, pas seulement savoir),
  • une charge cognitive maîtrisée, évitant l’accumulation d’informations mal hiérarchisées.

Sans ces conditions, l’effort attentionnel devient rapidement épuisant, et l’apprentissage inefficace.

Clarifier l’objectif cognitif avant de commencer

Avant toute session d’apprentissage, il est essentiel de répondre explicitement à la question :

Qu’est-ce que je dois être capable de faire intellectuellement à l’issue de ce travail ?

Il ne s’agit pas de se fixer un objectif vague (“comprendre”, “réviser”), mais un objectif opératoire :

  • expliquer un concept avec ses propres mots,
  • résoudre un type de problème précis,
  • être capable d’argumenter ou de comparer,
  • produire un écrit structuré.

Cette clarification oriente l’attention vers ce qui est pertinent et évite la dispersion.

Réduire volontairement la charge attentionnelle

L’une des principales causes d’inefficacité chez l’adulte est la surcharge cognitive auto-infligée.

Concrètement, il est important de :

  • limiter volontairement le périmètre de travail (un concept, une question, un chapitre),
  • éviter de multiplier les supports simultanément,
  • accepter de ne pas tout traiter en une seule séance.

Apprendre efficacement implique souvent de renoncer à l’exhaustivité immédiate au profit d’un travail plus ciblé et plus profond.

Définir des temps d’attention réalistes

Chez l’adulte, la concentration soutenue est rarement optimale au-delà de 30 à 45 minutes.

Chercher à apprendre pendant des plages trop longues conduit à une baisse d’efficacité et à une illusion de travail.

Conseils concrets :

  • travailler par séquences courtes et délimitées (méthode pomodoro »,
  • prévoir une pause réelle entre deux séquences (sans écran si possible),
  • arrêter une session tant que l’attention est encore disponible, plutôt que lorsqu’elle est épuisée.

Cette logique favorise la qualité de l’engagement cognitif et la reprise ultérieure.

Donner du sens fonctionnel à l’apprentissage

L’attention est fortement conditionnée par le sens perçu de ce que l’on apprend.

Chez l’adulte, ce sens n’est pas toujours évident, surtout en formation imposée ou en reconversion.

Une question simple permet de renforcer l’engagement attentionnel :

À quoi cela va-t-il me servir concrètement ? Dans quelle situation réelle vais-je mobiliser cela ?

Même une réponse partielle ou provisoire suffit à stabiliser l’attention.

À l’inverse, apprendre sans projection d’usage rend l’effort cognitif rapidement coûteux.

Créer un environnement attentionnel minimalement favorable

Enfin, apprendre à apprendre adulte suppose d’accepter que l’environnement joue un rôle déterminant.

Sans viser un cadre idéal, quelques ajustements font une réelle différence :

  • réduire les interruptions prévisibles,
  • désactiver temporairement les notifications,
  • signaler à son entourage un temps de travail cognitif,
  • disposer d’un espace associé spécifiquement à l’apprentissage.

L’objectif n’est pas le confort, mais la cohérence entre l’effort demandé et les conditions offertes.

2. Construire une compréhension opératoire

Chez l’adulte, beaucoup de difficultés d’apprentissage ne viennent pas d’un manque de capacités, mais d’une compréhension insuffisamment travaillée.

Très souvent, on croit avoir compris parce que l’on reconnaît les termes, alors que l’on ne sait pas encore agir intellectuellement sur la notion.

Apprendre à apprendre adulte implique de déplacer le critère de compréhension :

👉 comprendre, ce n’est pas reconnaître, c’est pouvoir faire quelque chose avec ce que l’on apprend.

Identifier explicitement ce qui n’est pas compris

La première étape consiste à repérer les zones d’opacité, au lieu de les contourner.

Concrètement :

  • noter les mots, concepts ou raisonnements qui restent flous,
  • repérer les passages que l’on relit plusieurs fois sans gain de clarté,
  • distinguer ce qui est réellement incompris de ce qui est simplement nouveau.

Cette étape est inconfortable, mais essentielle.

Chez l’adulte, l’habitude de « faire comme si » est un frein majeur à la compréhension réelle.

Clarifier le vocabulaire avant de chercher à mémoriser

Une part importante des difficultés d’apprentissage tient à un vocabulaire mal stabilisé.

Conseils concrets :

  • définir les termes clés avec ses propres mots, sans copier une définition officielle,
  • vérifier que deux mots proches ne sont pas confondus,
  • reformuler une définition de plusieurs manières (simple, technique, imagée).

Tant que les mots ne sont pas clairs, les raisonnements restent fragiles.

Apprendre à apprendre adulte suppose de traiter le langage comme un outil de pensée, pas comme un simple support.

Relier les nouvelles notions à ce que l’on sait déjà

La compréhension progresse lorsqu’une nouvelle information trouve sa place dans un réseau de connaissances existantes.

Pour cela, il est utile de se poser explicitement des questions de liaison :

  • À quoi cela me fait-il penser ?
  • Qu’est-ce que cela confirme, nuance ou contredit ?
  • Dans quel cadre plus large cela s’inscrit-il ?

Ces liens n’ont pas besoin d’être parfaits ou définitifs.

Ils servent avant tout à donner une structure provisoire à la connaissance en cours de construction

Reformuler pour tester la compréhension réelle

La reformulation est un outil central pour apprendre efficacement à l’âge adulte.

Pratiques utiles :

  • expliquer la notion à voix haute, comme si l’on s’adressait à un non-spécialiste,
  • rédiger un court paragraphe de synthèse sans regarder le support,
  • répondre à une question simple du type : « de quoi s’agit-il exactement ? »

Si la reformulation est hésitante ou imprécise, ce n’est pas un échec, mais un indicateur fiable de ce qui reste à travailler.

Accepter une compréhension suffisante, non parfaite

Enfin, apprendre à apprendre adulte suppose d’abandonner l’exigence de compréhension totale immédiate.

Une compréhension opératoire est :

  • suffisamment claire pour permettre l’action,
  • encore incomplète sur certains aspects,
  • appelée à s’affiner avec l’usage et l’entraînement.

Chercher une compréhension exhaustive dès le départ conduit souvent à la paralysie ou à la surcharge cognitive.

À l’inverse, accepter une compréhension provisoire permet d’avancer, d’agir et de consolider ensuite.

3. S’entraîner aux gestes intellectuels spécifiques

Chez l’adulte, une erreur fréquente consiste à penser que comprendre suffit pour savoir faire.

Or, dans la plupart des apprentissages, ce sont moins les connaissances elles-mêmes qui posent problème que les opérations mentales nécessaires pour les mobiliser.

Apprendre à apprendre adulte implique donc d’identifier, puis d’entraîner explicitement les gestes intellectuels associés à chaque domaine.

Identifier les gestes intellectuels réellement attendus

Avant de s’entraîner, encore faut-il savoir à quoi s’entraîner.

Une question simple permet de clarifier cela :

Qu’est-ce que l’on attend concrètement de moi avec ces connaissances ?

Selon les contextes, il peut s’agir de :

  • analyser une situation ou un document,
  • comparer plusieurs options,
  • résoudre un problème,
  • construire un raisonnement,
  • rédiger un texte structuré,
  • modéliser une situation,
  • prendre une décision argumentée.

Beaucoup d’adultes échouent non parce qu’ils ignorent le contenu, mais parce qu’ils n’ont jamais identifié le geste intellectuel central à maîtriser.

S’entraîner sur des tâches ciblées, pas sur des volumes

L’entraînement efficace ne repose pas sur la quantité d’heures passées, mais sur la pertinence des tâches proposées.

Conseils concrets :

  • choisir des exercices directement liés au geste intellectuel visé,
  • éviter les tâches trop globales qui mélangent plusieurs compétences à la fois,
  • commencer par des situations simples avant de complexifier progressivement.

S’entraîner à apprendre adulte, ce n’est pas “faire plus”, c’est faire plus précisément.

Rendre explicites les étapes du raisonnement

Un entraînement efficace suppose de ralentir volontairement le raisonnement.

Pratiques utiles :

  • décomposer une tâche en étapes intermédiaires,
  • verbaliser ce que l’on fait mentalement à chaque étape,
  • expliciter les choix opérés et les critères utilisés.

Cette explicitation permet de rendre le geste intellectuel observable, donc améliorable.

Sans cela, l’adulte répète ses erreurs sans comprendre pourquoi.

Accepter l’erreur comme indicateur de travail

Chez l’adulte, l’erreur est souvent vécue comme un signe d’incompétence, ce qui freine l’entraînement réel.

Or, apprendre à apprendre adulte suppose un changement de regard :

  • l’erreur signale un geste non stabilisé,
  • elle indique où concentrer l’entraînement,
  • elle permet d’ajuster la stratégie.

Un entraînement sans erreur est souvent un entraînement trop facile ou mal ciblé.

Varier les situations pour stabiliser les gestes

Un geste intellectuel n’est réellement maîtrisé que lorsqu’il peut être mobilisé dans des contextes variés.

Pour cela :

  • s’entraîner sur des supports différents,
  • changer légèrement les consignes ou les contraintes,
  • appliquer la même démarche à des situations nouvelles.

Cette variation favorise le transfert, compétence clé chez l’adulte, notamment en formation ou en reconversion professionnelle.

4. Consolider par une répétition active et organisée

Chez l’adulte, la répétition est souvent mal comprise.

Elle est soit évitée — parce qu’associée à un apprentissage scolaire jugé mécanique — soit réduite à des pratiques peu efficaces comme la relecture ou le surlignage.

Apprendre à apprendre adulte implique de comprendre que la répétition n’est pas une redondance passive, mais un processus actif de consolidation, indispensable pour rendre les connaissances et les gestes intellectuels réellement disponibles.

Privilégier le rappel actif plutôt que la relecture

La relecture donne une impression de familiarité, mais elle sollicite peu la mémoire et ne consolide que faiblement les apprentissages.

À l’inverse, le rappel actif consiste à :

  • tenter de restituer une information sans support,
  • répondre à des questions à partir de mémoire,
  • expliquer ce que l’on a appris sans notes.

Conseils concrets :

  • fermer le support et noter ce dont on se souvient,
  • se poser des questions simples et y répondre par écrit ou à l’oral,
  • produire un schéma, un plan ou une synthèse sans aide.

Même imparfait, le rappel actif est nettement plus efficace que la relecture répétée.

Espacer les répétitions dans le temps

L’apprentissage durable repose sur la réactivation régulière des connaissances, pas sur un effort massif concentré en une seule fois.

Pour apprendre efficacement à l’âge adulte :

  • répartir les reprises sur plusieurs jours ou semaines,
  • accepter d’oublier partiellement entre deux sessions,
  • utiliser l’oubli comme un signal de ce qui doit être consolidé.

Des séances courtes, espacées et ciblées sont plus efficaces que des sessions longues et exhaustives.

Varier les modalités et les contextes

Répéter ne signifie pas refaire exactement la même chose.

Pour renforcer la consolidation :

  • alterner les formats (oral, écrit, schéma, application),
  • changer le type de questions posées,
  • appliquer les connaissances à des situations légèrement différentes.

Cette variation permet de consolider non seulement les contenus, mais aussi leur flexibilité d’usage, essentielle chez l’adulte.

Articuler répétition des notions et répétition des gestes

La répétition ne concerne pas uniquement les savoirs déclaratifs, mais aussi les gestes intellectuels.

Concrètement :

  • répéter une démarche d’analyse,
  • refaire un raisonnement en changeant les données,
  • s’entraîner plusieurs fois à structurer un argumentaire.

Apprendre à apprendre adulte suppose de répéter à la fois ce que l’on sait et ce que l’on sait faire.

Automatiser pour libérer l’attention

L’objectif de la répétition n’est pas l’automatisme aveugle, mais une automatisation fonctionnelle.

Lorsque certaines opérations deviennent suffisamment stabilisées :

  • l’effort cognitif diminue,
  • l’attention peut se porter sur des aspects plus complexes,
  • l’apprentissage devient plus fluide et moins coûteux.

Chez l’adulte, cette automatisation est souvent sous-estimée, alors qu’elle conditionne la capacité à progresser sur des tâches de haut niveau.

5. Piloter son apprentissage par la métacognition

Enfin, apprendre à apprendre adulte suppose de réguler activement son propre apprentissage.

Cela implique de savoir :

  • évaluer ce qui est compris ou non,
  • identifier ses erreurs et en analyser les causes,
  • ajuster ses stratégies en fonction des résultats obtenus.

La métacognition n’est pas une compétence abstraite réservée aux chercheurs ou aux pédagogues.

C’est le mécanisme qui coordonne l’ensemble des étapes précédentes et permet d’apprendre de manière de plus en plus autonome.

Sans métacognition, l’adulte répète ses erreurs, change de méthode sans cohérence, ou attribue ses difficultés à de fausses causes (manque de capacités, âge, mémoire défaillante).

Apprendre à apprendre adulte : un enjeu central aujourd’hui

Formation continue, reconversion professionnelle, évolution des métiers, autoformation…

Les adultes sont aujourd’hui contraints d’apprendre tout au long de la vie, souvent sans cadre structurant.

Apprendre à apprendre adulte n’est donc pas un luxe intellectuel.

C’est une compétence stratégique, qui conditionne l’efficacité, la confiance et la durabilité des apprentissages.

Si ces mécanismes résonnent avec votre situation, il est possible d’aller plus loin que la lecture.

J’accompagne :

  • des adultes, à titre individuel, pour structurer leur manière d’apprendre, gagner en efficacité et en autonomie ;

  • des équipes et des organisations, pour développer une capacité d’apprentissage durable et réellement transférable dans le travail. 

👉 Découvrir les accompagnements « apprendre à apprendre adulte »

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Accompagner la scolarité et l’orientation professionnelles des HPI & TDAH

Accompagner la scolarité et l’orientation professionnelles des HPI & TDAH

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH à tous les âges : comprendre, ajuster, guider

Entre enfance, adolescence et vie professionnelle, un constat revient fréquemment chez les profils atypiques : la sensation d’être « à côté », de ne jamais vraiment trouver leur place, que ce soit à l’école ou dans le monde du travail.

Que vous soyez parent d’un enfant atypique, étudiant en difficulté, ou adulte HPI ou TDAH en quête de reconversion, accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH est un enjeu qui dépasse largement le cadre scolaire.

Derrière les difficultés d’organisation, la perte de sens, l’instabilité professionnelle ou la fatigue émotionnelle, on retrouve presque toujours le même mécanisme : un fonctionnement neurocognitif particulier plongé dans un environnement qui n’a pas été pensé pour lui.

Cet article introduit l’épisode du podcast enregistré avec Élodie Crépel, consacré à la manière d’accompagner les HPI et TDAH à toutes les étapes de leur parcours.

Pourquoi faut-il accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH tout au long de la vie ?

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH n’est pas seulement utile pour éviter le décrochage scolaire.

C’est une démarche essentielle pour prévenir :

• l’autocensure ;

• les parcours hachés ;

• les burn-out professionnels ;

• les reconversions subies ;

• l’impression récurrente de « ne pas être adapté ».

Dès l’enfance, les profils TDAH rencontrent des difficultés d’attention, d’organisation, de gestion du temps et de régulation émotionnelle.

Les profils HPI, eux, vivent souvent le décalage, l’ennui, la surcharge émotionnelle ou la perte de sens.

À l’âge adulte, ces difficultés non accompagnées se traduisent par des trajectoires professionnelles instables, des insatisfactions chroniques et un sentiment persistant de décalage avec les attentes du milieu professionnel.

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH : un décalage environnemental plus qu’un problème individuel

Le podcast insiste sur un point fondamental : la difficulté n’est pas la personne, mais l’environnement.

Chez l’enfant et l’adolescent :

  • journées trop longues pour leurs capacités d’attention,

  • attentes d’autonomie irréalistes,

  • mauvais décodage des signaux envoyés par l’école,

  • manque de formation des équipes aux profils atypiques.

Chez l’adulte :

  • surcharge sensorielle ou émotionnelle,

  • tâches trop répétitives ou trop floues,

  • absence de sens,

  • pression hiérarchique incompatible avec leur fonctionnement.

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH revient donc à analyser ce décalage et à identifier les ajustements possibles.

Comment accompagner la scolarité des HPI et TDAH à l’école, au collège et au lycée ?

Pendant la scolarité, l’objectif est de réduire la friction entre le fonctionnement de l’élève et les attentes du système scolaire.

Cela passe par :

• une compréhension claire du profil (sans dramatiser ni minimiser),

• l’utilisation d’outils externes pour compenser les faiblesses exécutives (timers, routines, supports visuels),

• la mise en place d’aménagements : tiers temps, allégements, lieu refuge, adaptation des consignes,

• l’accompagnement parental sur l’organisation, la communication et la valorisation des réussites (méthode Barkley).

L’orientation, dès le lycée, doit tenir compte du fonctionnement réel de l’élève : besoin de concret, d’abstraction, de mouvement, sensibilité au stress, appétences, valeurs.

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH dans l’enseignement supérieur

À l’université ou en école, les problématiques changent :

• surcharge de travail,

• autonomie mal maîtrisée,

• procrastination,

• perfectionnisme,

• difficulté à se mettre au travail sans cadre externe.

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH à ce stade demande :

  • un travail sur les méthodes d’apprentissage,

  • l’optimisation de la planification,

  • la réévaluation de la filière choisie,

  • l’activation d’aménagements si un diagnostic existe,

  • l’identification des contextes qui favorisent l’engagement cognitif.

Accompagner l’orientation professionnelle des HPI et TDAH à l’âge adulte : comprendre et reconstruire son parcours

Lorsque l’accompagnement n’a pas eu lieu plus tôt, les conséquences apparaissent souvent à l’âge adulte :

• ennui professionnel intense,

• sentiment d’inutilité,

• rotations fréquentes de postes,

• hypersensibilité aux environnements toxiques,

• confusion autour du choix de carrière,

• épuisement ou burn-out.

Accompagner l’orientation professionnelle des HPI et TDAH, c’est aider à :

  • relire le parcours avec lucidité,

  • comprendre les besoins cognitifs et émotionnels non satisfaits,

  • identifier les environnements compatibles,

  • clarifier les valeurs (stabilité, sens, créativité, autonomie…),

  • construire un projet réaliste et aligné.

Entrepreneuriat, salariat, reconversions : comment accompagner l’orientation professionnelle des HPI et TDAH ?

Une idée répandue affirme que les HPI et TDAH « ne peuvent être heureux que dans l’entrepreneuriat ».

Le podcast nuance fortement ce mythe.

Pour accompagner l’orientation des HPI et TDAH, il faut savoir que :

• l’entrepreneuriat peut être un excellent refuge pour certains,

• mais peut entraîner une surcharge impossible à gérer pour d’autres,

• certains environnements salariés offrent une meilleure stabilité,

• la clé n’est pas le statut, mais l’ajustement entre la personne et son cadre de travail.

Accompagner l’orientation professionnelle des HPI et TDAH, c’est donc éviter les réponses toutes faites pour analyser vraiment les besoins individuels.

Méthodes concrètes pour accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH : outils, stratégies et accompagnement

La démarche repose sur quatre piliers :

  1. Mettre des mots clairs sur le fonctionnement et les difficultés observées.

  2. Analyser l’environnement : ce qu’il exige, ce qu’il tolère, ce qu’il ne permet pas.

  3. Installer des outils concrets : routines, timers, planification, structuration de l’espace et du temps.

  4. Construire un parcours aligné, réversible et évolutif.

Ce travail peut être mené à 10 ans, 20 ans ou 50 ans.

Il n’est jamais trop tard pour comprendre qui l’on est et chercher un environnement plus compatible.

Ce que révèle le podcast avec Élodie Crépel sur l’accompagnement des HPI et TDAH

Dans cet épisode, nous abordons en profondeur :

• l’épuisement scolaire et professionnel des profils atypiques,

• les signaux d’alerte (fuite dans les écrans, ennui, perte de sens),

• la distinction entre passion authentique et stratégies d’évitement,

• l’identification de l’état de flow,

• le rôle central du parent ou de l’entourage,

• la question des aménagements scolaires pour les HPI et TDAH,

• les risques de suradaptation chez les adultes,

• les reconversions tardives.

La vidéo est disponible ci-dessous.


Les accompagnements professionnels pour guider la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH

Pour aller plus loin :

Diagnostic des difficultés scolaires

👉 https://eklosia.com//diagnostic-difficultes-scolaires-bayonne

Coaching scolaire « 6 heures pour réussir »

👉 https://eklosia.com/coaching-scolaire-bayonne-6-heures/

Coaching collectif « 12 semaines pour booster ses compétences »

👉 https://eklosia.com/coaching-scolaire-collectif-bayonne/

Bilans d’orientation scolaires (collégiens, lycéens, étudiants)

👉 https://eklosia.com/bilan-orientation-scolaire-bayonne/

Bilans d’orientation spécifiques HPI

👉 https://eklosia.com/bilan-orientation-hpi/

Bilans de compétences prenant en compte votre HPI ou votre TDA/H

👉 https://eklosia.com/bilan-competences-cpf-bayonne/

Accompagner la scolarité et l’orientation des HPI et TDAH, c’est enfin permettre à chaque personne — enfant, adolescent ou adulte — de trouver un environnement dans lequel son fonctionnement devient un levier, et non un frein.

Vous avez une question ? Vous voulez en savoir + ?

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Jeu interactif sur la mémoire : découvre comment ton cerveau apprend et retient

Jeu interactif sur la mémoire : découvre comment ton cerveau apprend et retient

Et si tu pouvais jouer pour comprendre comment tu apprends ?
Ce jeu interactif sur la mémoire a été conçu pour les collégiens curieux, les enseignants et les parents qui veulent rendre les neurosciences concrètes.
À travers 20 fiches questions-réponses, découvre comment ton cerveau transforme les informations, les retient, les oublie… et comment tu peux l’aider à mieux apprendre.

Pourquoi un jeu sur la mémoire ?

Parce qu’on oublie souvent comment on apprend.
La plupart des élèves relisent, recopient, soulignent — sans savoir que ces gestes activent peu le cerveau.
En jouant à ce quiz, tu découvres que la mémoire n’est pas une boîte, mais un système vivant qui fonctionne selon quatre grandes étapes :

L’attention – capter l’information.
L’encodage – la transformer pour qu’elle ait du sens.
La consolidation – la fixer grâce au sommeil et à la répétition.
La récupération – la retrouver quand on en a besoin.

Ce jeu t’aide à comprendre chacune de ces étapes de manière simple et concrète.

Un quiz neuroscientifique, mais pas compliqué

Le principe est simple :
20 cartes avec une question au recto, une réponse claire au verso.
Chaque carte correspond à une idée clé des sciences cognitives : attention, oubli, émotion, répétition espacée, auto-interrogation.
Tu peux y jouer seul, entre amis ou en classe.
L’objectif n’est pas d’avoir 20/20, mais de mieux comprendre comment ton cerveau apprend — et de repérer les stratégies qui marchent pour toi.

Comment y jouer

Clique sur “Jouer” (ou sur le lien vers le module interactif Canva).
Lis chaque question, essaie d’y répondre avant de retourner la carte.
Note celles que tu n’as pas comprises.
Refais le jeu quelques jours plus tard : tu constateras que tu en retiens plus facilement les réponses.
Compare ton score, et observe comment ton cerveau devient plus efficace.

Ce que tu apprendras en jouant

Pourquoi relire ne suffit pas pour retenir.
Comment ton cerveau consolide les souvenirs pendant le sommeil.
Pourquoi les émotions aident la mémoire.
Comment les erreurs peuvent être utiles.
Et surtout : comment utiliser ces découvertes pour mieux apprendre tes cours.

Pour aller plus loin

Tu peux compléter ce jeu avec :

Jeu de Correspondance - La Mémoire

Comprendre la mémoire

Relie chaque question à sa bonne réponse !

✅ Réussies : 0
❌ Erreurs : 0
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Félicitations ! 🏆

Tu as terminé le jeu avec succès ! Tu comprends maintenant mieux comment fonctionne la mémoire.

📝 Questions
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