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Introduction – La santé mentale au travail : au-delà des dispositifs, une question de compétences humaines

La santé mentale au travail s’impose aujourd’hui comme un enjeu central de société, de performance durable et de responsabilité collective. En France, près d’un actif sur quatre déclare une santé mentale dégradée. Troubles anxieux, fatigue émotionnelle, perte de sens et épuisement professionnel progressent dans tous les secteurs, tous niveaux hiérarchiques confondus.

Face à ce constat, les organisations déploient des dispositifs essentiels : démarches QVCT, prévention des risques psychosociaux, cellules d’écoute, formations managériales, accords sur le droit à la déconnexion.
Ces leviers sont indispensables. Mais ils ne suffisent pas toujours.

Pourquoi ?
Parce que la santé mentale ne dépend pas uniquement des structures organisationnelles, mais aussi de la capacité des individus à se réguler, interagir, poser des limites et rester lucides dans des environnements complexes.

C’est ici que les soft skills, ou compétences comportementales et relationnelles, jouent un rôle clé.
Non pas comme une injonction à « mieux encaisser », mais comme de véritables compétences de protection psychique.

Pourquoi les soft skills sont devenues un enjeu majeur de santé mentale au travail

Un travail de plus en plus exigeant sur le plan psychique

Les transformations contemporaines du travail — hybridation, accélération des rythmes, incertitude permanente, surcharge informationnelle — sollicitent fortement :

  • l’attention et la concentration,
  • la régulation émotionnelle,
  • la capacité à poser des limites,
  • la qualité des relations interpersonnelles.

Les enquêtes menées par Eurofound montrent que la dégradation de la santé mentale est aujourd’hui moins liée à l’effort physique qu’à :

  • l’intensité cognitive,
  • les injonctions paradoxales,
  • le manque de marges de manœuvre,
  • les tensions relationnelles non régulées.

Dans ce contexte, certaines soft skills agissent comme de véritables facteurs protecteurs, comparables à des compétences de prévention en santé mentale.

Soft skills ≠ adaptation passive à des environnements toxiques

Un malentendu persiste : développer des soft skills ne signifie pas demander aux individus de s’adapter à des situations délétères.

Il s’agit au contraire de compétences qui permettent de :

  • mieux se repérer dans la complexité,
  • mieux se protéger psychiquement,
  • mieux interagir sans s’épuiser,
  • et parfois, mieux dire non.

Les 7 soft skills clés pour préserver sa santé mentale au travail

  1. La conscience de soi émotionnelle et cognitive

C’est la compétence socle de toute santé mentale durable.

Elle permet de :

  • identifier ses signaux de fatigue,
  • reconnaître ses émotions sans les nier,
  • repérer ses schémas de surinvestissement ou d’évitement.

Les travaux en neurosciences affectives montrent que nommer une émotion réduit son impact physiologique (Matthew Lieberman, UCLA).
Sans conscience de soi, la dégradation psychique est souvent progressive, silencieuse et tardivement repérée.

  1. La régulation émotionnelle (et non le contrôle)

Réguler une émotion ne signifie pas la réprimer.

Il s’agit de :

  • accueillir ce qui se joue,
  • comprendre les déclencheurs,
  • choisir une réponse ajustée à la situation.

Cette compétence est particulièrement protectrice face :

  • aux conflits,
  • aux feedbacks difficiles,
  • aux périodes d’incertitude ou de surcharge.

Elle réduit significativement le risque d’épuisement émotionnel, notamment dans les métiers relationnels et les fonctions managériales.

  1. L’assertivité : poser des limites sans rompre la relation

L’assertivité est l’un des leviers les plus puissants de prévention en santé mentale au travail.

Elle permet de :

  • dire non sans culpabilité excessive,
  • exprimer un désaccord sans agressivité,
  • demander de l’aide sans se dévaloriser.

À l’inverse, l’absence d’assertivité est fortement corrélée :

  • à la surcharge chronique,
  • au présentéisme,
  • au burn-out.

Les démarches QVCT portées par ANACT identifient clairement cette compétence comme un levier de prévention individuelle et collective.

  1. La capacité à demander du soutien

Contrairement à une croyance encore très ancrée, demander de l’aide est une compétence, pas une faiblesse.

Elle repose sur :

  • la confiance relationnelle,
  • la reconnaissance de ses limites,
  • la sécurité psychologique au sein des collectifs.

Les environnements de travail où cette compétence est valorisée présentent :

  • moins d’isolement,
  • moins de détresse silencieuse,
  • une meilleure régulation collective des tensions.
  1. La gestion de l’attention et de la charge cognitive

La santé mentale est étroitement liée à la charge cognitive.

Savoir :

  • prioriser,
  • monotâcher,
  • se protéger des interruptions constantes,
  • organiser des temps de récupération,

est devenu une compétence clé dans un monde hyperstimulant.

Les recherches en psychologie cognitive montrent que la surcharge attentionnelle chronique augmente :

  • l’irritabilité,
  • la fatigue mentale,
  • le risque d’erreurs,
  • la sensation de perte de contrôle.
  1. La communication relationnelle de qualité

Une grande partie de la souffrance au travail ne vient pas du travail lui-même, mais de la dégradation des relations.

Développer :

  • l’écoute active,
  • la reformulation,
  • la communication non violente,

permet de :

  • désamorcer les tensions,
  • éviter les conflits larvés,
  • réduire la charge émotionnelle inutile.
  1. La lucidité critique face aux injonctions implicites

Soft skill souvent oubliée, mais essentielle : la capacité à prendre du recul sur les normes dominantes.

Savoir questionner :

  • l’injonction à la performance permanente,
  • la positivité obligatoire,
  • la confusion entre engagement et surinvestissement,

protège contre :

  • la culpabilisation,
  • l’auto-exploitation,
  • la perte de repères identitaires.

Soft skills et responsabilité collective : un équilibre indispensable

Développer ces soft skills est utile.
Mais elles ne doivent jamais servir à compenser des organisations dysfonctionnelles.

Les recherches convergent sur un point essentiel :
👉 les soft skills protègent la santé mentale uniquement lorsqu’elles s’inscrivent dans un cadre de travail soutenable.

Sans transformation du travail réel, elles deviennent :

  • des outils de survie individuelle,
  • voire des injonctions supplémentaires à tenir.

La responsabilité est donc partagée :

  • aux individus, pour développer des compétences de régulation,
  • aux organisations, pour transformer durablement les conditions de travail.

Conclusion – Les soft skills comme véritables compétences de santé mentale

Les soft skills ne sont pas des compétences « en plus ».
Dans le travail contemporain, elles sont devenues de véritables compétences de santé mentale.

Conscience de soi, régulation émotionnelle, assertivité, gestion de l’attention, communication relationnelle, lucidité critique…
Elles permettent de travailler sans s’abîmer, sans nier la complexité du réel.

Mais elles ne remplaceront jamais une organisation du travail responsable.

La vraie question n’est donc pas :
« Quelles soft skills développer pour tenir ? »
Mais bien :
« Quelles soft skills développer pour rester lucide, protégé et acteur de sa santé mentale au travail ? »

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